Short answer
The answer, before the reasoning
GRI 101 prévoit que les organisations appliquent la hiérarchie de l’atténuation de la biodiversité dans l’ordre suivant : éviter d’abord les impacts négatifs, puis minimiser les impacts qui ne peuvent être évités, ensuite restaurer ou réhabiliter les écosystèmes affectés, et seulement après ces étapes envisager des mesures compensatoires pour les impacts négatifs résiduels. La restauration et la réhabilitation ont lieu dans la zone affectée par les activités de l’organisation ; les mesures compensatoires sont des interventions dans des zones non affectées par ces activités.
La compensation est un terme plus large et ne constitue pas automatiquement une mesure compensatoire de biodiversité. Ni une mesure compensatoire ni un projet de conservation supplémentaire n’efface l’impact sous-jacent, ne le retire de l’inventaire des impacts ou ne justifie de passer outre l’évitement et la minimisation.
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Pourquoi cette question est importante
Les informations publiées sur la biodiversité peuvent devenir trompeuses lorsque toute action positive est décrite comme une « restauration » ou lorsqu’une mesure compensatoire est présentée comme si l’impact initial n’existait plus. Un projet de plantation d’arbres situé à l’extérieur du paysage affecté peut être utile, mais il ne restaure pas nécessairement l’écosystème endommagé, ne compense pas les mêmes composantes de la biodiversité et ne répond pas nécessairement aux bonnes pratiques en matière de mesures compensatoires. L’équipe chargée des rapports doit préserver la séquence, le lieu et la logique relative aux impacts résiduels.
L’information 101-2 exige des organisations qu’elles décrivent l’évitement, la minimisation, la restauration et la réhabilitation, les mesures compensatoires, les actions transformatrices et les actions de conservation supplémentaires. Elle demande également des informations sur les zones restaurées au niveau des sites ainsi que sur les objectifs, les lieux, les principes de bonnes pratiques et la certification ou la vérification par un tiers propres aux mesures compensatoires. La qualité de l’information publiée dépend donc des éléments techniques issus de la conception des projets, de l’écologie, des SIG, de la mobilisation des parties prenantes et du suivi — et pas uniquement de la rédaction narrative.
Orientation rapide
- S’applique à
- Organisations ayant des impacts importants sur la biodiversité sur des sites ou dans les chaînes d’approvisionnement, notamment dans les secteurs du développement, de l’extraction, des infrastructures, de l’agriculture, de la fabrication et de l’approvisionnement.
- Décision principale
- Quelle action relève de quelle étape de la hiérarchie, quel impact résiduel subsiste et quelles preuves étayent toute affirmation relative à une restauration ou à une mesure compensatoire.
- Sources principales
- GRI 101: Biodiversity 2024, en particulier l’information 101-2 ; GRI 3: Material Topics 2021 ; principes de reporting de GRI 1.
- Confusion fréquente
- Une action positive de conservation ne constitue pas automatiquement une restauration, une compensation ou une mesure compensatoire, et une mesure compensatoire ne fait pas disparaître l’impact initial.
1. La hiérarchie de l’atténuation est une séquence, pas un menu
GRI 101 décrit une hiérarchie d’étapes : l’évitement, la minimisation, la restauration et la réhabilitation, puis la mesure compensatoire. L’organisation devrait donner la priorité à l’évitement, minimiser les impacts lorsque l’évitement n’est pas possible, mettre en œuvre une restauration ou une réhabilitation lorsque les impacts ne peuvent être évités ou minimisés, et recourir à des mesures compensatoires uniquement pour les impacts négatifs résiduels après les mesures précédentes. Les actions transformatrices et les actions de conservation supplémentaires se situent à côté de la hiérarchie ou au-delà de celle-ci, mais ne la remplacent pas.
Figure 1. La hiérarchie de l’atténuation de la biodiversité. La forme qui se rétrécit traduit l’attente selon laquelle les mesures ultérieures traitent les impacts restant après les mesures précédentes.
En pratique
| Étape | Question centrale | Lieu / périmètre — Éléments probants pour le reporting |
|---|---|---|
| Évitement | L’impact peut-il être empêché avant que l’activité ou la décision n’ait lieu ? | Site, conception, calendrier ou approvisionnement alternatifs, ou décision de ne pas poursuivre. — Analyse des solutions de remplacement, relevé de décision, critères de non-poursuite et empreinte évitée. |
| Minimisation | Comment réduire la durée, l’intensité ou l’étendue lorsque l’évitement n’est pas possible ? | Activité et zone affectée ; contrôles opérationnels. — Conception des contrôles, réduction attendue, mise en œuvre et suivi. |
| Restauration / réhabilitation | Comment l’écosystème affecté se rétablira-t-il ou sera-t-il stabilisé ? | Zone affectée par les activités de l’organisation. — Objectifs, hectares, état de référence, dialogue avec les parties prenantes, suivi et gestion à long terme. |
| Compensation | Quel impact résiduel subsiste et comment une intervention ailleurs y remédiera-t-elle ? | Zone non affectée par les activités de l’organisation. — Impact résiduel, objectif et localisation de la compensation, additionnalité, équivalence, permanence, certification/vérification, co-bénéfices et arbitrages. |
| Conservation transformatrice / additionnelle | Quelle action positive systémique ou additionnelle est menée au-delà de la gestion des impacts négatifs de l’organisation ? | À l’intérieur ou à l’extérieur de la chaîne de valeur et de la zone affectée, selon l’action. — Objet, partenaires, résultats et distinction claire par rapport à l’atténuation de l’impact sous-jacent. |
2. Évitement : prévenir l’impact avant qu’il ne survienne
Les actions d’évitement anticipent et préviennent les impacts négatifs sur la biodiversité. Dans le cadre du développement d’un projet, l’évitement peut consister à choisir un autre emplacement, à reconcevoir les infrastructures, à modifier le calendrier des travaux, à exclure un habitat sensible, à modifier un produit ou une décision d’approvisionnement, ou à ne pas poursuivre le projet lorsqu’un impact irrémédiable ne peut être justifié. L’évitement ne revient pas à maîtriser un impact de moindre ampleur une fois l’emprise établie.
En pratique
| Décision d’évitement | Éléments probants à conserver | Allégation fragile à éviter |
|---|---|---|
| Autre emplacement sélectionné | Évaluation écologique comparative, carte des emplacements sensibles, critères de décision et approbation. | « Le projet évite les impacts sur la biodiversité » alors qu’un seul habitat a été évité et que d’autres subsistent. |
| Emprise reconçue | Emprise initiale et révisée, comparaison des zones affectées et approbation de la conception. | Qualifier une emprise réduite de « restauration ». |
| Calendrier modifié | Éléments probants concernant les espèces et les saisons, calendrier des travaux et contrôles de conformité/suivi. | Supposer que le calendrier élimine toute perturbation. |
| Fournisseur/produit exclu | Traçabilité, règle d’approvisionnement, évaluation des fournisseurs et couverture de la mise en œuvre. | Affirmer un évitement à l’échelle du groupe lorsque la traçabilité est incomplète. |
| Décision de ne pas poursuivre | Évaluation de l’impact, justification de son caractère irrémédiable, décision de gouvernance et plan alternatif. | Omettre l’impact évité du récit de la décision, de sorte que la valeur de l’évitement ne puisse être comprise. |
3. Minimisation : réduire les impacts qui n’ont pas pu être évités
La minimisation réduit la durée, l’intensité ou l’étendue d’un impact négatif qui subsiste après l’évitement. Elle peut inclure des mesures de maîtrise de la pollution, la prévention des espèces envahissantes, des passages pour la faune, une réduction des prélèvements d’eau, des zones tampons autour des travaux, des restrictions concernant l’éclairage, la maîtrise de l’érosion ou des changements dans les pratiques des fournisseurs. L’organisation devrait expliquer pourquoi l’évitement n’était pas possible et ce que la mesure de minimisation devrait permettre d’obtenir.
En pratique
| Élément de minimisation | Question de l’examinateur |
|---|---|
| Impact et facteur déterminant | Quel facteur direct ou quelle pression est réduit, et pour quelle composante de la biodiversité ? |
| Justification de l’évitement | Quelles options d’évitement antérieures ont été envisagées et pourquoi l’activité résiduelle était-elle nécessaire ? |
| Conception du contrôle | Comment la mesure réduit-elle la durée, l’intensité ou l’étendue ? |
| Mise en œuvre | Qui est responsable, quand le contrôle a-t-il commencé et où est-il appliqué ? |
| Indicateur d’efficacité | Quel résultat de suivi démontre si la mesure est efficace ? |
| Impact restant | Quel impact subsiste après la minimisation et pourquoi ? |
4. Restauration et réhabilitation : des notions liées mais différentes
GRI 101 distingue la restauration de la réhabilitation. La restauration est le processus consistant à aider au rétablissement d’un écosystème qui a été dégradé, endommagé ou détruit. La réhabilitation stabilise le terrain, favorise la sécurité ou l’esthétique et restitue à la zone une fonction utile dans le contexte régional. Les deux sont appliquées dans la zone affectée par les activités de l’organisation. Des actions similaires menées dans une zone non affectée par les activités sont présentées comme des compensations ou comme de la conservation supplémentaire, selon leur finalité et leur lien avec l’impact résiduel.
Pour chaque site présentant les impacts les plus significatifs sur la biodiversité, la norme Disclosure 101-2 exige que l’organisation présente la superficie faisant l’objet d’une restauration ou d’une réhabilitation ainsi que la superficie restaurée ou réhabilitée, en hectares. L’organisation devrait également décrire les objectifs et la mobilisation des parties prenantes. Les chiffres devraient être liés à l’écosystème affecté et aux sites les plus significatifs identifiés ailleurs dans GRI 101, plutôt que d’être présentés comme un total de groupe sans lien.
En pratique
| Dimension | Restauration | Réhabilitation |
|---|---|---|
| Objectif principal | Aider au rétablissement de l’écosystème vers une référence ou une trajectoire écologique définie. | Stabiliser la zone et la rendre sûre ou utile, avec une amélioration écologique qui peut ne pas recréer l’écosystème antérieur. |
| Éléments de preuve typiques | Écosystème de référence, objectifs relatifs aux espèces et aux habitats, indicateurs écologiques et trajectoire à long terme. | Stabilité du terrain, maîtrise de l’érosion, sécurité, établissement de la végétation et utilisation future convenue. |
| Localisation | Écosystème ou site affecté. | Zone ou site affecté. |
| Critère de réussite | État, composition, structure, fonction et résilience écologiques par rapport aux objectifs. | Stabilité, sécurité, fonction et résultats écologiques ou d’utilisation des terres énoncés. |
| Risque de déclaration | Qualifier la revégétalisation de « restauration » sans état de référence ni résultat écologique. | Présenter la simple stabilisation du site comme une récupération complète de l’écosystème. |
5. La compensation n’est pas automatiquement une compensation biodiversité
Le terme « compensation » est utilisé au sens large dans les pratiques environnementales et relatives aux droits humains. Il peut désigner une réparation financière ou non financière pour les personnes affectées, le remplacement d’un accès ou de services perdus, des bénéfices pour la communauté, des dispositifs liés aux terres ou des mesures destinées à compenser une perte environnementale. La séquence formelle d’atténuation de GRI 101 utilise toutefois le terme « compensation biodiversité » pour désigner les interventions menées dans des zones non affectées par les activités de l’organisation et qui traitent les impacts négatifs résiduels sur la biodiversité.
En pratique
| Terme | Distinction pratique | Pourquoi cette distinction est importante |
|---|---|---|
| Compensation | Réparation ou mesure de compensation au sens large ; peut concerner les personnes, les moyens de subsistance, l’accès, les valeurs culturelles ou la perte environnementale. | Un paiement ou un projet communautaire ne démontre ni l’équivalence en matière de biodiversité ni la qualité de la compensation biodiversité. |
| Compensation biodiversité | Intervention définie menée en dehors de la zone affectée et liée aux impacts résiduels sur la biodiversité après les étapes antérieures de la hiérarchie. | Nécessite une base fondée sur les impacts résiduels, un objectif écologique, un emplacement et une évaluation au regard des bonnes pratiques. |
| Restauration | Action de récupération dans l’écosystème ou la zone affecté(e). | Ne peut pas être requalifiée en compensation biodiversité simplement parce qu’elle produit un résultat positif. |
| Conservation additionnelle | Action positive allant au-delà de la gestion des impacts négatifs de l’organisation. | Ne devrait pas être utilisée pour affirmer que les impacts résiduels ont été atténués. |
| Réparation pour les parties prenantes affectées | Action destinée à rétablir la situation ou à compenser les préjudices causés aux personnes ou aux droits. | Doit être déclarée et évaluée selon ses propres modalités ; elle ne constitue pas un substitut à l’atténuation écologique. |
6. Impacts résiduels : le lien avec toute compensation biodiversité
Une affirmation relative à une compensation biodiversité n’est pas crédible à moins que l’organisation n’identifie d’abord l’impact négatif résiduel subsistant après l’évitement, la minimisation et la restauration ou la réhabilitation sur site. La déclaration relative aux impacts résiduels devrait expliquer la caractéristique de la biodiversité affectée, l’emplacement, l’ampleur ou l’état, la durée, l’incertitude et les raisons pour lesquelles une atténuation supplémentaire à un stade antérieur n’est pas réalisable.
En pratique
| Champ relatif aux impacts résiduels | Éléments à documenter |
|---|---|
| Caractéristique de la biodiversité affectée | Écosystème, habitat, espèce, fonction écologique ou service écosystémique. |
| Emplacement et superficie | Coordonnées, zone affectée, contexte paysager/marin et statut protégé/sensible. |
| Condition de référence | Condition avant impact ou état de référence justifié et source des données. |
| Voie d’impact | Activité et facteur direct à l’origine de l’impact. |
| Évitement et minimisation appliqués | Options évaluées, mesures mises en œuvre et éléments probants de leur efficacité. |
| Contribution à la restauration/réhabilitation | Récupération attendue et décalage temporel dans la zone affectée. |
| Ampleur et durée résiduelles | Perte résiduelle quantitative ou qualitative, y compris l’incertitude et l’irréversibilité. |
| Parties prenantes affectées | Communautés, Peuples autochtones, utilisateurs des ressources et engagement pertinent/consentement libre, préalable et éclairé (FPIC). |
| Justification de la compensation | Pourquoi une compensation est envisagée et quelles caractéristiques résiduelles elle vise à traiter. |
7. Ce que GRI 101 demande aux organisations de communiquer au sujet des compensations
Pour chaque compensation, la Disclosure 101-2 exige que l’organisation communique ses objectifs, sa situation géographique, si et comment les principes de bonnes pratiques en matière de compensation sont respectés, ainsi que si et comment la compensation est certifiée ou vérifiée par une tierce partie. Les orientations recommandent également de décrire le type de compensation, la phase du projet, les échéances de réalisation, les objectifs de conservation, les avantages connexes et les arbitrages.
En pratique
| Élément d’information sur la compensation | Éléments probants et contrôle |
|---|---|
| Objectif | Caractéristique résiduelle de la biodiversité prise en compte, objectif d’absence de perte nette/gain net s’il est utilisé, état cible et horizon temporel. |
| Localisation | Coordonnées, écosystème, marché/juridiction et relation avec le site affecté. |
| Additionnalité | Éléments probants montrant que les résultats sont nouveaux et ne se produiraient pas sans la compensation, au-delà des obligations légales. |
| Équivalence écologique | Justification selon laquelle les gains concernent des caractéristiques de la biodiversité équivalentes aux pertes résiduelles. |
| Permanence | Dispositions juridiques, financières et de gestion permettant de maintenir les gains pendant la durée de la perte. |
| Phase du projet et échéance | État de la conception, de la mise en œuvre ou de l’achèvement ; jalons et dates de réalisation. |
| Suivi et résultats | Indicateurs, référence initiale, progrès vérifiés, résultats insuffisants et mesures correctives. |
| Certification / vérification | Norme, prestataire, périmètre, date et limites de l’examen par un tiers. |
| Co-bénéfices et arbitrages | Bénéfices liés au carbone, aux moyens de subsistance, à la culture ou aux services écosystémiques, ainsi que tout effet défavorable. |
| Droits des parties prenantes | Dialogue, droits fonciers et relatifs aux ressources, mécanismes de réclamation et consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause (FPIC) lorsque pertinent. |
8. Actions supplémentaires de conservation et actions transformatrices
Les actions transformatrices cherchent à opérer un changement systémique au sein et en dehors de la chaîne de valeur. Les actions supplémentaires de conservation visent à générer des impacts positifs sur la biodiversité au-delà de la gestion des impacts négatifs de l’organisation. GRI 101 indique explicitement que les actions supplémentaires de conservation ne devraient pas être utilisées pour gérer les impacts négatifs de l’organisation. Le rapport devrait donc les présenter comme des contributions supplémentaires, et non comme un substitut à l’évitement, à la minimisation, à la restauration ou aux mesures de compensation.
En pratique
| Action | Communication possible | Ne pas affirmer |
|---|---|---|
| Partenariat de recherche sur le paysage | Partenaires, objectif, lieu, résultats en matière de connaissances et résultat de conservation. | Que la recherche à elle seule compense l’impact d’un site. |
| Programme de conservation communautaire | Droits, co-conception, bénéficiaires, résultat écologique et gouvernance à long terme. | Que le bénéfice pour la communauté crée automatiquement une équivalence écologique. |
| Initiative sectorielle d’approvisionnement | Facteur systémique traité, portée auprès des fournisseurs et évolution mesurée. | Que la participation élimine les propres impacts de l’organisation sur sa chaîne d’approvisionnement. |
| Action relative à un modèle économique circulaire | Comment la demande de ressources et les facteurs directs sont réduits tout au long de la chaîne de valeur. | Qu’une modification future du modèle remédie aux impacts résiduels actuels. |
| Soutien volontaire à une aire protégée | Additionnalité, gouvernance et résultat. | Que l’aire protégée constitue une mesure de compensation, sauf si elle est officiellement liée aux impacts résiduels et évaluée au regard de ceux-ci. |
9. Les éléments probants propres au lieu sont essentiels
La biodiversité est propre à chaque lieu. Un hectare restauré dans un écosystème n’est pas automatiquement comparable à un hectare affecté ailleurs. Le dossier d’éléments probants devrait relier chaque action aux coordonnées du site, au type et à l’état de l’écosystème, aux espèces ou caractéristiques écologiques, aux parties prenantes affectées, aux facteurs directs et aux résultats du suivi. Les totaux mondiaux agrégés peuvent compléter ces éléments probants, mais ne devraient pas les remplacer pour les sites et les mesures de compensation les plus importants.
En pratique
| Catégorie de preuve | Contenu pratique minimal |
|---|---|
| Registre des sites | Coordonnées, entité juridique, activité, superficie, écosystème et statut de zone sensible. |
| Situation de référence | Relevé primaire ou jeu de données secondaire/modélisé, date, résolution, méthode et limites. |
| Emprise de l’incidence | Superficie, facteur direct, durée, intensité, caractéristiques affectées et contexte cumulatif. |
| Analyse des alternatives | Emplacements/conceptions étudiés, critères, décision et approbation. |
| Registre des mesures d’atténuation | Étape de la hiérarchie, responsable, date, emplacement, objectif et effet attendu. |
| Plan de restauration/réhabilitation | État de référence, hectares, étapes clés, suivi et mobilisation des parties prenantes. |
| Évaluation de l’incidence résiduelle | Perte restante après les mesures antérieures et incertitude. |
| Dossier de compensation | Objectif, emplacement, équivalence, additionnalité, permanence, phase, échéance et vérification. |
| Éléments probants concernant les parties prenantes | Mobilisation, droits, consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) le cas échéant, griefs et réponse. |
| Suivi des résultats | Indicateur, situation de référence, résultat, écart, mesure corrective et examen indépendant. |
10. Construire l’argumentaire, de l’incidence à la publication d’informations
Figure 2. Chaîne des éléments probants, de la situation de référence à la publication d’informations. Chaque action ultérieure devrait pouvoir être reliée à l’incidence résiduelle laissée par les mesures antérieures.
Définir le cas d’incidence. Identifier le site, l’activité, l’écosystème, la caractéristique de biodiversité, le facteur direct, la superficie affectée et les parties prenantes.
Consigner les alternatives d’évitement. Conserver les options étudiées, les raisons de leur sélection ou de leur rejet et l’approbation par la gouvernance.
Concevoir les mesures de réduction au minimum. Relier chaque contrôle à la voie d’incidence et définir des indicateurs d’efficacité.
Planifier la restauration ou la réhabilitation dans la zone affectée. Fixer les objectifs, les hectares, les conditions de référence, les étapes clés et les modalités de mobilisation.
Évaluer l’incidence résiduelle. Décrire l’ampleur restante, la durée, l’incertitude et les raisons pour lesquelles une action supplémentaire à un stade antérieur n’est pas réalisable.
Concevoir toute mesure compensatoire. La relier à la caractéristique résiduelle, vérifier les principes de bonnes pratiques, préciser l’emplacement, le calendrier de mise en œuvre et la vérification.
Distinguer la conservation additionnelle et la compensation destinée aux parties prenantes. Expliquer leur objectif sans les utiliser pour effacer l’incidence.
Rédiger une publication d’informations équilibrée. Présenter l’incidence initiale, l’étape de l’action, l’état de mise en œuvre, les résultats, les limites, les compromis et l’incidence résiduelle.
11. Cas hypothétique d’infrastructure
Un projet de transport traverse initialement une zone humide utilisée par des oiseaux migrateurs et par une communauté pour la pêche saisonnière. L’équipe du projet compare trois itinéraires et en sélectionne un qui évite l’habitat présentant la plus grande valeur, mais qui affecte encore la bordure dégradée d’une zone humide. Le calendrier des travaux est modifié afin d’éviter la principale période de reproduction, l’éclairage est réduit et des mesures de contrôle des sédiments sont mises en place. Il s’agit de mesures d’évitement et de réduction au minimum.
La bordure de zone humide affectée est restaurée sur la base d’un état de référence et d’un plan de suivi sur cinq ans élaboré avec des spécialistes de l’écologie et les utilisateurs locaux des ressources. Après prise en compte des gains de restauration attendus, une perte résiduelle subsiste, car une partie de la fonction de l’habitat sera indisponible pendant plusieurs années. L’organisation propose une mesure compensatoire dans un bassin versant connecté, avec un objectif défini, des éléments probants d’additionnalité, une évaluation de l’équivalence écologique, un dispositif de gestion foncière à long terme et une vérification indépendante. Un paiement distinct destiné aux moyens de subsistance des pêcheurs est présenté comme une compensation/réparation destinée aux parties prenantes, et non comme la mesure compensatoire pour la biodiversité. Un partenariat régional de conservation est présenté comme une action additionnelle et n’est pas déduit de la perte résiduelle.
En pratique
12. Formulation illustrative pour la publication d’informations
| Annotation | Pourquoi cela renforce la publication d’informations |
|---|---|
| Superficie évitée et alternatives | L’évitement est étayé par des éléments probants plutôt qu’affirmé. |
| Hectares affectés et restaurés | L’emplacement et l’ampleur de la restauration sont clairs. |
| Objectif et résultat intermédiaire | L’action est distinguée du résultat. |
| Impact résiduel | La raison de prendre en considération une mesure compensatoire est visible. |
| Localisation, objectif et état d’avancement de la mesure compensatoire | Le projet peut être évalué au regard des exigences de GRI 101. |
| Aucune déclaration d’effacement | L’impact sous-jacent reste transparent. |
| Action supplémentaire distincte | L’action positive n’est pas comptabilisée deux fois au titre de l’atténuation. |
En pratique
14. Allégations courantes susceptibles d’induire en erreur
| Allégation | Pourquoi elle peut induire en erreur | Formulation plus défendable |
|---|---|---|
| “Tous les impacts sur la biodiversité sont intégralement compensés.” | Aucune information sur l’impact résiduel, l’équivalence, le décalage temporel, l’incertitude ou les éléments probants concernant le résultat. | Décrire les impacts résiduels, le périmètre de la mesure compensatoire, la méthode, l’état d’avancement, les limites et le résultat vérifié. |
| “Nous avons restauré 100 hectares.” | L’emplacement, la superficie affectée, l’état de référence et les critères de réussite sont absents. | Distinguer la superficie en cours de restauration de la superficie répondant aux critères de restauration indiqués. |
| “La plantation d’arbres compense la perte d’habitat.” | Les espèces, la fonction de l’écosystème et l’équivalence écologique peuvent différer. | Décrire l’action effectivement menée et éviter la terminologie de la mesure compensatoire à moins que le lien avec l’impact résiduel et la qualité soient démontrés. |
| “Notre fonds communautaire produit un gain net de biodiversité.” | La compensation sociale et le gain écologique sont confondus. | Rendre compte séparément de la réparation pour la communauté et du résultat en matière de biodiversité. |
| “Le projet est favorable à la nature parce qu’il soutient une association de conservation.” | L’action supplémentaire ne gère pas l’impact négatif du projet. | Présenter la hiérarchie des impacts et la contribution supplémentaire dans des sections distinctes. |
| « Aucune perte nette n’a été obtenue à l’achèvement du projet. » | Les résultats des mesures compensatoires et de la restauration peuvent nécessiter de longues périodes et une vérification. | Rendez compte du statut actuel, du décalage temporel, des résultats du suivi et des conditions de la déclaration future. |
En pratique
15. Erreurs courantes
| ERREUR 1 | Commencer la publication d’informations par la mesure compensatoire plutôt que par l’impact initial et le déb |
|---|---|
| Pourquoi cela se produit | Le projet positif est plus facile à communiquer que l’analyse de la perte résiduelle. |
| Pourquoi c’est important | Le rapport donne l’impression que le dommage a été évité ou effacé. |
| Correction | Présentez dans l’ordre l’impact, l’évitement, la minimisation, la restauration/réhabilitation, l’impact résiduel et la mesure compensatoire. |
| Éléments probants de la correction | Dossier relatif au cas d’atténuation et évaluation de l’impact résiduel. |
En pratique
| ERREUR 2 | Qualifier toute revégétalisation de « restauration ». |
|---|---|
| Pourquoi cela se produit | La superficie plantée est utilisée comme seul indicateur de réussite. |
| Pourquoi c’est important | La publication d’informations surestime le rétablissement de l’écosystème. |
| Correction | Définissez l’état de référence, l’objectif écologique, la trajectoire, les indicateurs et la superficie répondant aux critères. |
| Éléments probants de la correction | Plan de restauration et résultats du suivi. |
En pratique
| ERREUR 3 | Traiter un paiement financier comme une mesure compensatoire en faveur de la biodiversité. |
|---|---|
| Pourquoi cela se produit | La compensation, la réparation et la mesure compensatoire écologique ne sont pas distinguées. |
| Pourquoi c’est important | La perte écologique sous-jacente et les droits des parties prenantes sont occultés. |
| Correction | Présenter la réparation financière/sociale et l’atténuation écologique comme des actions distinctes produisant des résultats distincts. |
| Éléments probants de la correction | Documenter séparément le dossier de réparation et la conception de la compensation. |
En pratique
| ERREUR 4 | Utiliser une compensation sans démontrer l’impact résiduel ou l’application de bonnes pratiques. |
|---|---|
| Pourquoi cela se produit | Le label du projet ou le certificat d’un tiers est considéré comme un élément probant suffisant. |
| Pourquoi c’est important | L’additionnalité, l’équivalence, la permanence et la mise en œuvre peuvent ne pas être étayées. |
| Correction | Relier la compensation à l’impact résiduel et expliquer les principes de qualité, le statut et la vérification. |
| Éléments probants de la correction | Calcul de la perte résiduelle, conception du projet et dossier de vérification. |
En pratique
| ERREUR 5 | Compter la conservation supplémentaire comme une mesure d’atténuation des impacts négatifs de l’organisation |
|---|---|
| Pourquoi cela se produit | Toutes les actions positives sont regroupées dans un seul portefeuille « à impact net positif ». |
| Pourquoi c’est important | L’organisation contourne la hiérarchie et comptabilise deux fois les bénéfices. |
| Correction | Séparer les actions supplémentaires et ne pas les déduire des impacts résiduels, sauf si elles répondent aux critères applicables à la compensation. |
| Éléments probants de la correction | Classification des actions et rapprochement des affirmations. |
En pratique
16. Mythe et réalité
| MYTHE | « Une fois qu’une compensation de la biodiversité est achetée ou certifiée, l’impact initial est ne |
|---|---|
| RÉALITÉ | Un offset est une intervention à un stade ultérieur pour les impacts résiduels après les mesures d’atténuation antérieures. L’organisation devrait continuer à rendre compte de l’impact sous-jacent, de la perte résiduelle, de l’objectif de l’offset, de son emplacement, de sa qualité, de son statut, de sa vérification et de ses limites. La certification ne retire pas l’impact de l’inventaire des impacts. |
| Pourquoi la confusion apparaît | Le langage des marchés du carbone et les allégations nettes peuvent créer l’attente qu’une unité annule l’impact historique ou spécifique à un emplacement. |
| Conséquence pratique | Conserver l’impact brut, l’action d’atténuation, l’impact résiduel et le résultat de l’offset comme des éléments distincts et traçables. |
En pratique
18. Normes associées et correspondance avec les indicateurs
| Cadre / information à fournir | Relation | Utilisation dans cet article |
|---|---|---|
| GRI 101: Biodiversity 2024 — 101-2 | Directe | Hiérarchie d’atténuation, zones de restauration/réhabilitation, objectifs/emplacements/qualité/vérification des offsets et impacts sur les parties prenantes. |
| GRI 101: Biodiversity 2024 — 101-4 to 101-7 | Complémentaire | Données d’emplacement, sites/produits importants, facteurs directs et état des écosystèmes. |
| GRI 3: Material Topics 2021 — 3-3 | Complémentaire | Actions, efficacité, engagement des parties prenantes, politiques, engagements et gestion du thème pertinent. |
| GRI 1: Foundation 2021 — Accuracy, Balance and Verifiability | Complémentaire | Allégations équilibrées, méthodes, éléments probants et limites. |
| GRI 2: General Disclosures 2021 — 2-25 to 2-27 | Associée | Processus visant à remédier aux impacts négatifs, mécanismes de réclamation et informations relatives à la conformité. |
| Sources externes de bonnes pratiques relatives aux offsets/à la restauration | Mise en œuvre | Conception détaillée, calculs d’absence de perte nette/gain-perte et qualité des projets au-delà des exigences de reporting de la GRI. |
La restauration ou la réhabilitation a lieu dans la zone affectée par les activités de l’organisation et vise le rétablissement écologique ou l’obtention d’un état utile et stable. Un offset est une intervention ailleurs qui vise uniquement un impact négatif résiduel défini, après l’application de mesures d’évitement, de minimisation et de restauration ou de réhabilitation sur site.
La compensation et les offsets de biodiversité ne sont pas équivalents. La compensation peut inclure une réparation financière ou non financière, le remplacement d’un accès ou de services perdus, des avantages pour la communauté ou d’autres mesures d’équilibrage, tandis qu’un offset est une intervention écologique définie en dehors de la zone affectée, liée aux impacts résiduels sur la biodiversité après les premières étapes d’atténuation.
Un offset ne retire pas l’impact initial du rapport GRI. L’organisation devrait continuer à rendre compte de l’impact sous-jacent, de la perte résiduelle, de l’objectif de l’offset, de son emplacement, de sa qualité, de son statut, de sa vérification et de ses limites ; la certification ne retire pas l’impact de l’inventaire des impacts.
Questions
Questions fréquemment posées
Quel est l’ordre de la hiérarchie d’atténuation de la biodiversité ?
La GRI 101 attend des organisations qu’elles appliquent successivement la hiérarchie d’atténuation de la biodiversité : éviter d’abord les impacts négatifs, puis minimiser les impacts qui ne peuvent être évités, puis restaurer ou réhabiliter les écosystèmes affectés et, seulement après ces étapes, envisager des offsets pour les impacts négatifs résiduels. La restauration et la réhabilitation ont lieu dans la zone affectée par les activités de l’organisation ; les offsets sont des interventions dans des zones qui ne sont pas affectées par ces activités.
Quelle est la différence entre la restauration et un offset ?
La restauration ou la réhabilitation a lieu dans la zone affectée par les activités de l’organisation et vise le rétablissement écologique ou l’obtention d’un état utile et stable. Un offset est une intervention ailleurs qui vise un impact négatif résiduel défini, après l’application de mesures d’évitement, de minimisation et de restauration ou de réhabilitation sur site.
La compensation est-elle la même chose qu’un offset de biodiversité ?
La compensation et les offsets de biodiversité ne sont pas équivalents. La compensation peut inclure une réparation financière ou non financière, le remplacement de l’accès ou des services perdus, des avantages pour la communauté ou d’autres mesures d’équilibrage, tandis qu’un offset est une intervention écologique définie, menée en dehors de la zone affectée et liée aux impacts résiduels sur la biodiversité après les premières étapes d’atténuation.
Un offset supprime-t-il l’impact initial du rapport GRI ?
Un offset ne supprime pas l’impact initial du rapport GRI. L’organisation doit continuer à communiquer sur l’impact sous-jacent, la perte résiduelle, l’objectif de l’offset, sa localisation, sa qualité, son statut, sa vérification et ses limites ; la certification ne supprime pas l’impact de l’inventaire des impacts.
Des mesures de conservation supplémentaires peuvent-elles être comptabilisées comme des mesures d’atténuation ?
Un paiement distinct au titre des moyens de subsistance versé aux pêcheurs est présenté comme une compensation/réparation pour les parties prenantes, et non comme l’offset de biodiversité. Un partenariat régional de conservation est présenté comme une action supplémentaire et n’est pas déduit de la perte résiduelle.
Sources
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