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13 Jul 2026
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Rapport sur le développement durable 2026: progrès, lacunes et programme pour l’après-2030

Dix ans après l’adoption des ODD, les progrès restent trop lents et varient considérablement selon les objectifs et les régions.


SDG_2026

Le SDG Transformation Center of the Sustainable Development Solutions Network (SDSN) a publié la 11the édition du Sustainable Development Report en juin 2026. À l’approche de 2030, seules 16.5% des cibles évaluées des objectifs de développement durable (ODD) sont en bonne voie, et aucun des 17 objectifs ne devrait être pleinement atteint à l’échelle mondiale au rythme actuel.

Le défi central consiste à garantir les financements, les institutions, la coopération et les données nécessaires pour atteindre les objectifs.

Ce que couvre le rapport

Mettre en œuvre le développement durable: 2030 et au-delà est une évaluation indépendante des progrès accomplis depuis que tous les 193 États membres de l’ONU ont adopté les ODD en 2015. Le rapport complète le suivi officiel de l’ONU en fournissant une référence indépendante des progrès et de la mise en œuvre des ODD à l’échelle nationale.

Le rapport présente le profil de tous les 193 États membres et classe 169 pays disposant de données suffisantes. L’Indice des ODD utilise 123 indicateurs: 101 indicateurs mondiaux et 22 indicateurs supplémentaires pour les tableaux de bord par pays de l’Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD).

L’indice inclut des indicateurs de retombées internationales, tandis que les tableaux de bord présentent également des évaluations des tendances nationales. Le rapport présente séparément un Indice des retombées internationales, qui suit les impacts environnementaux et sociaux incorporés dans les échanges commerciaux, les impacts liés à l’économie et à la finance, ainsi que les impacts liés au multilatéralisme fondé sur l’ONU, à la paix et à la sécurité. Il évalue également le soutien au multilatéralisme fondé sur l’ONU et les efforts de mise en œuvre des gouvernements.

Pour la première fois, les classements ont été calculés rétrospectivement à l’aide d’un ensemble cohérent d’indicateurs et de seuils quantitatifs, permettant des comparaisons plus fiables au fil du temps.

Qui est en tête du 2026 SDG Index?

La Finlande se classe première avec un score de 87.4, suivie de la Suède et du Danemark. Son profil fait également état d’une amélioration de 1.5 points de pourcentage depuis 2015, fondée sur 17 indicateurs clés plutôt que sur le score global du SDG Index.


Finland profile

Source: tableau de bord du pays Finlande, Sustainable Development Report 2026


La Finlande reste confrontée à des difficultés liées à la consommation responsable, à l’action climatique, aux écosystèmes marins et à la biodiversité. Les pays européens continuent de dominer le haut du classement 2026, la France occupant la septième place. L’Asie de l’Est et du Sud a enregistré les progrès les plus rapides depuis 2015. Dans les classements de l’indice des ODD calculés rétrospectivement, l’Inde a progressé de 18 places par rapport à 2015, tandis que la Chine est passée de la 63rd à la 49th place. En revanche, les États-Unis ont reculé de la 40th à la 45th place.

Un score d’indice représente les progrès accomplis vers la performance optimale définie dans le rapport, et non le pourcentage d’ODD atteints.

Au-delà de l’échéance de 2030

Le rapport ne présente pas 2030 comme la fin du cadre des ODD. Les personnes interrogées se sont largement prononcées en faveur du maintien des objectifs, tout en renforçant le financement, la gouvernance, la science et les données. Les discussions se poursuivront avant le Sommet des ODD en septembre 2027, alors que les États membres de l’ONU examinent le programme au-delà de 2030 et jusqu’au milieu du siècle.

La paix est présentée comme le fondement de chaque ODD, car les conflits détruisent les infrastructures, détournent les ressources et affaiblissent les institutions.

Le rapport organise la mise en œuvre des ODD autour de six transformations structurelles interconnectées: l’éducation pour tous, la santé universelle, l’énergie propre et l’industrie durable, l’alimentation, les terres, l’eau et les océans durables, les villes et communautés durables, ainsi que la révolution numérique au service du développement durable. Chaque transformation favorise les progrès dans plusieurs ODD plutôt que de correspondre à un objectif unique.

Le programme plus large en huit points des auteurs appelle également à mettre fin aux guerres, à établir un nouveau calendrier de mise en œuvre, à adopter des plans d’investissement à long terme, à renforcer l’action régionale et locale, à financer les biens publics mondiaux, à assurer la gouvernance des technologies émergentes et à créer de nouveaux campus de l’ONU en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Ces propositions font partie du programme de mise en œuvre recommandé par les auteurs et n’ont pas été officiellement adoptées par les États membres de l’ONU.

Rapports et multilatéralisme

Depuis 2016, 190 pays ont participé au processus d’examen national volontaire (VNR). Le Togo et l’Uruguay doivent présenter leurs cinquièmes VNR en juillet 2026, ce qui en fera les pays ayant présenté le plus grand nombre de VNR au monde. Haïti, le Myanmar et les États-Unis n’ont pas participé au processus des VNR en soumettant un rapport complet ou des messages clés, ni en figurant sur la liste des prochains présentateurs. Ces chiffres indiquent la participation et la fréquence des rapports, mais n’évaluent pas la qualité, l’exhaustivité ou l’assurance des examens.

Le rapport examine également le soutien des pays au multilatéralisme fondé sur l’ONU. La Barbade arrive en tête de l’2026 index, tandis que les États-Unis arrivent en dernière position. Selon le rapport, l’Argentine et les États-Unis sont les deux seuls pays à s’être systématiquement opposés aux résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU liées au développement durable en 2025. Les États-Unis se sont alignés sur la majorité internationale dans seulement 5% des résolutions de l’UNGA pour lesquelles un vote a été enregistré cette année-là. Le résumé exécutif indique également que les États-Unis se sont retirés de plus de 60 organisations internationales en janvier 2026. Malgré cela, la plupart des États membres de l’ONU ont continué à soutenir les résolutions liées aux ODD.

L’écart de mise en œuvre

L’écart entre la stratégie et sa mise en œuvre est visible dans les finances publiques. Dans l’enquête menée auprès d’experts, 45% des pays évalués ont fait référence aux ODD dans leurs budgets nationaux, mais seuls 15% y ont inclus les lignes budgétaires correspondantes.

Une enquête plus large menée auprès de 1,098 répondants dans 127 pays a révélé que 89% considéraient l’absence de mise en œuvre des stratégies approuvées comme un obstacle, tandis que 87% citaient l’évolution du paysage géopolitique. Les résultats reflètent les perceptions des répondants et ne sont pas représentatifs de la population.

Le rapport n’identifie pas les ODD faisant l’objet du plus grand nombre de communications. Les répondants ont perçu des efforts gouvernementaux plus ambitieux dans les domaines de l’éducation et des technologies numériques, et des efforts moins ambitieux dans les systèmes agroalimentaires ainsi que dans les villes et communautés durables.

Retombées et implications en matière de reporting

De solides scores nationaux au regard des ODD peuvent coexister avec des impacts négatifs transférés à l’étranger par la consommation, le commerce et les chaînes de valeur mondiales.

Le rapport présente 14 indicateurs de retombées. Treize d’entre eux sont utilisés pour calculer le score de chaque pays selon l’Indice international des retombées, tandis que le Score de secret financier apparaît uniquement dans les tableaux de bord de l’OCDE.

Pour les équipes chargées du reporting des entreprises, ces conclusions offrent des enseignements analogues en matière de mise en œuvre, bien que le rapport ne prescrive aucune exigence de reporting ou d’assurance pour les entreprises. Les domaines prioritaires sont l’appropriation des engagements relatifs aux ODD, les liens avec la stratégie et les investissements, les éléments probants étayant les déclarations, ainsi que la distinction entre les résultats opérationnels directs et les impacts de la chaîne de valeur.

Le 16.5% chiffre ne doit pas être décrit comme la part des ODD déjà atteints, et un score d’indice ne doit pas être présenté comme un taux d’achèvement. Les références aux ODD sont plus solides lorsqu’elles établissent un lien entre les engagements, les ressources, les responsabilités et des résultats mesurables.

Et après

La question immédiate est de savoir comment le programme d’action post-2030 traduira la continuité des objectifs en mécanismes plus solides de financement, de planification à long terme et de mise en œuvre.

Pour les équipes chargées du reporting, les récits consacrés aux ODD dépendront de plus en plus de preuves de mise en œuvre plutôt que du nombre d’objectifs cités. Les points à surveiller sont les suivants: déterminer si les engagements sont financés, confiés à des responsables clairement désignés, mesurés dans le temps et évalués au-delà des frontières opérationnelles, notamment tout au long des chaînes de valeur.

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