Short answer
The answer, before the reasoning
La TNFD pour l’immobilier et les infrastructures devrait être structurée autour d’un registre des actifs et des projets qui conserve la localisation, l’étape du cycle de vie, la propriété et le contrôle opérationnel. L’évaluation devrait couvrir le changement d’affectation des terres, l’eau, les services écosystémiques, les matériaux de construction, la pollution, les îlots de chaleur urbains et la résilience aux inondations, les activités des locataires ou des exploitants, ainsi que le portefeuille de projets de développement.
Les actifs, projets et réseaux existants nécessitent des méthodes différentes, tandis que les impacts significatifs en amont du ciment, de l’acier, du bois, des granulats et d’autres intrants nécessitent une approche maîtrisée de la chaîne de valeur.
Document pédagogique destiné aux praticiens. Les scénarios et formulations illustratifs nécessitent une adaptation aux faits propres à l’organisation, à son approche de la matérialité, à son secteur, à ses implantations et à son contexte de reporting.
Orientation rapide
Orientation rapide
- S’applique à
- Portefeuilles immobiliers existants, portefeuilles de projets de développement, projets de construction et d’infrastructure, réseaux et actifs exploités.
- Décision principale
- Quels actifs, projets, matériaux et activités contrôlées par les locataires créent des dépendances, impacts, risques et opportunités significatifs liés à la nature au cours du cycle de vie ?
- Modèle de données central
- Actif ou projet - coordonnées ou corridor - étape du cycle de vie - propriété et contrôle - contexte foncier, hydrique et urbain - matériaux - locataire ou exploitant - indicateurs et niveau de confiance.
- Confusion fréquente
- Une certification de bâtiment durable ou une évaluation de la résilience climatique peut contribuer à la TNFD, mais elle ne couvre pas automatiquement le changement d’affectation des terres, la biodiversité, les matériaux, l’eau, les locataires ou les sites prioritaires.
Technical status
Statut technique actuel
La TNFD dispose de lignes directrices finales Version 1.0 pour Engineering, Construction and Real Estate et pour Construction Materials. La page de publication consacrée à Engineering, Construction and Real Estate a été mise à jour pour la dernière fois en janvier 2026, tandis que la page consacrée à Construction Materials a été mise à jour pour la dernière fois en janvier 2025. Les deux publications complètent LEAP et fournissent des orientations sectorielles en matière d’évaluation et d’indicateurs. Les indicateurs centraux restent soumis aux explications relatives à la pertinence, à la matérialité, à la méthodologie, à l’accès aux données et à la sensibilité commerciale prévues dans l’approche de la TNFD.
Pourquoi le cycle de vie des actifs modifie la réponse TNFD
Les organisations immobilières et d’infrastructure gèrent plusieurs populations distinctes : actifs existants, portefeuilles de projets et d’acquisitions, projets de construction, réseaux d’infrastructure, actifs loués et matériaux en amont. Un bâtiment en exploitation arrivé à maturité et un site non aménagé ne peuvent pas être évalués à partir des mêmes éléments probants ni avec les mêmes leviers d’action. Les travaux TNFD devraient conserver l’étape du cycle de vie et les droits de décision afin que les options d’évitement, de conception, d’exploitation, de rénovation et de restauration soient visibles.
La localisation est tout aussi importante. Les actifs urbains et périurbains peuvent dépendre du drainage, de la régulation des inondations, du refroidissement, de l’approvisionnement en eau, de la stabilité des sols, de la végétation et de l’accès aux espaces verts ou bleus. Ils peuvent également contribuer aux changements d’affectation des terres, à la fragmentation des habitats, à l’utilisation de l’eau, à la pollution, à la lumière, au bruit et aux voies d’introduction d’espèces invasives. Les corridors et réseaux d’infrastructure peuvent produire des effets cumulatifs et de connectivité qu’une adresse unique ne peut pas représenter.
Figure 1. Modèle de données du cycle de vie des actifs immobiliers et d’infrastructure. Les portefeuilles existants, les portefeuilles de projets et les réseaux utilisent des champs communs relatifs à la localisation et à la performance, mais nécessitent des décisions différentes.
En pratique
Créer un registre des actifs, des projets et des réseaux
| Champ | Actif existant | Développement ou construction — Infrastructure ou réseau |
|---|---|---|
| Géométrie de la localisation | Coordonnées et limites du site. | Sites alternatifs, limites du projet et emprise de construction. — Corridor, nœuds, servitudes et installations connectées. |
| Contrôle et relation | Détenu, loué, géré ; responsabilités du bailleur et du locataire. | Promoteur, propriétaire foncier, entrepreneur, coentreprise et autorité chargée de la planification. — Propriétaire, exploitant, concession, entrepreneurs et utilisateurs des services. |
| Cycle de vie et étape décisionnelle | Exploiter, rénover, refinancer, céder. | Acquérir, concevoir, obtenir les autorisations, construire, mettre en service. — Planifier, étendre, entretenir, renouveler, mettre hors service. |
| Contexte naturel | Biome, bassin versant, sites sensibles, systèmes verts et bleus urbains. | Situation de référence, changement d’affectation des terres, habitats, eau, parties prenantes affectées. — Connectivité des paysages, bassin versant, effets cumulatifs et résilience. |
| Éléments probants de performance | Eau, déchets, terres, données des locataires, incidents et état. | Indicateurs de conception, matériaux, permis, mesures d’atténuation, incidences de la construction. — Fiabilité du service, emprise, maintenance, incidents et suivi écologique. |
Changement d’affectation des terres et sélection des sites
La sélection du site et la conception initiale offrent souvent le plus grand levier pour éviter les incidences. L’examen ne devrait pas se limiter au chevauchement avec des zones protégées. Il devrait prendre en compte l’intégrité des écosystèmes, le déclin rapide, l’importance pour la biodiversité, le stress hydrique, la connectivité, l’utilisation agricole ou communautaire, l’état de la friche et la probabilité de dépendances ou d’incidences significatives. L’évaluation devrait distinguer l’utilisation antérieure des terres, la date de référence, le changement proposé, l’emprise temporaire de la construction et l’emprise opérationnelle permanente.
En pratique
| Décision | Éléments probants relatifs à la nature | Lien avec l’activité et les finances |
|---|---|---|
| Acquérir ou aménager | Habitat de référence, historique de l’utilisation des terres, eau, emplacements sensibles, utilisation communautaire et solutions de remplacement. | Prix d’achat, risque lié à la planification, coût de conception, calendrier, conditions de financement et valeur résiduelle. |
| Emprise du projet | Options d’évitement, densité, corridors, infrastructures vertes et bleues, drainage et choix des matériaux. | Dépenses d’investissement, surface de plancher, programme de construction, résilience et coûts d’exploitation. |
| Atténuer et restaurer | Hiérarchie des mesures d’atténuation, objectifs écologiques, superficie, état, durée et suivi. | Obligations, garanties, provisions, maintenance, réputation et crédibilité des réclamations. |
| Céder ou refinancer | Passifs en suspens, performance, données des locataires, résilience climatique et naturelle et besoins en dépenses d’investissement. | Évaluation, diligence raisonnable, exigences des acheteurs ou des prêteurs et accès aux capitaux. |
Eau, chaleur urbaine et résilience
La résilience liée à la nature devrait être intégrée aux travaux sur le climat, sans toutefois y être réduite. Les surfaces imperméables, la perte de végétation et la modification du drainage peuvent intensifier les risques de chaleur et d’inondation. Les zones humides, les arbres, les sols, les cours d’eau et les autres infrastructures vertes ou bleues peuvent fournir des services de rafraîchissement, de rétention de l’eau, de qualité de l’air, d’agrément et de bien-être. L’entreprise devrait tester la performance, la maintenance, la demande en eau et les arbitrages liés aux réponses fondées sur la nature proposées, plutôt que de supposer que tout élément vert est bénéfique.
En pratique
| Enjeu | Éléments probants au niveau de l’actif | Décision au niveau du portefeuille |
|---|---|---|
| Disponibilité et qualité de l’eau | Consommation, source, stress hydrique du bassin, restrictions, utilisation par les locataires et besoins de traitement. | Rénovation, location, examen préalable des acquisitions, capex et hypothèses d’exploitation. |
| Gestion des eaux pluviales et des risques d’inondation | Drainage, sols, couverture de surface, bassin versant, norme de conception et historique des défaillances. | Capex de résilience, assurance, continuité des activités et conception des projets. |
| Chaleur urbaine et rafraîchissement | Couvert arboré, ombrage, matériaux, cartes de chaleur, demande de refroidissement et utilisateurs vulnérables. | Conception, rénovation, confort des locataires, demande énergétique et valeur de l’actif. |
| Espaces verts et bleus | Superficie, état, connectivité, accès, gestion et adéquation aux espèces. | Agrément, planification, santé, maintenance, biodiversité et réputation. |
Matériaux de construction : origine et voies d’impact liées à la nature intégrées
Le ciment, les granulats, l’acier, l’aluminium, le bois, le verre, l’asphalte, les matériaux d’isolation et les matériaux d’aménagement intérieur peuvent entraîner des voies d’impact significatives en amont liées aux terres, à l’eau, à la pollution, à l’extraction et à la biodiversité. Les données carbone à elles seules ne rendent pas compte de ces enjeux. Un registre proportionné des matériaux peut combiner la quantité ou le coût, le fournisseur, le produit, l’origine lorsqu’elle est disponible, le contenu recyclé ou réemployé, les déclarations environnementales de produit, la certification, les indicateurs de matières premières sensibles à la nature et le degré de confiance dans les éléments probants.
En pratique
| Question importante | Éléments probants utiles | Contrôle ou réponse |
|---|---|---|
| Qu’est-ce qui est utilisé, et en quelle quantité ? | Bordereau de quantités, données d’approvisionnement, modèle de conception et registres des déchets. | Efficacité dans l’utilisation des matériaux, réemploi, optimisation de la conception et spécifications. |
| Où et comment a-t-il été produit ? | Fournisseur, usine ou carrière, origine de la matière première, chaîne de contrôle, EPD et audit. | Approvisionnement privilégié, traçabilité, mobilisation des fournisseurs et solutions de remplacement. |
| Quels facteurs déterminants des impacts sont importants ? | Empreinte de l’extraction, eau, pollution, déchets, habitat et informations sur les communautés. | Évitement, contenu recyclé, procédé à moindre impact, circularité et remédiation. |
| Que se passe-t-il en fin de vie ? | Passeport des matériaux, conception permettant le démontage, marché du réemploi et filière de traitement des déchets. | Conservation, réemploi, recyclage, reprise et contrôles de démolition. |
Locataires, exploitants et droits relatifs aux données
Les activités contrôlées par les locataires peuvent avoir une incidence significative sur l’eau, les déchets, la pollution, la gestion des espaces verts et les impacts des produits ou services. L’organisation devrait déterminer si l’activité relève du périmètre de reporting, comment elle y est rattachée par l’intermédiaire des baux ou de la gestion, quelle influence elle exerce et quelles données sont utiles à la prise de décision. Une exclusion automatique au motif que les données sont détenues par un locataire peut dissimuler une exposition significative ; une inclusion automatique sans analyse du contrôle peut surestimer la responsabilité.
Les contrôles pratiques comprennent les clauses des baux, l’accès au système de gestion technique du bâtiment, le sous-comptage, les questionnaires destinés aux locataires, les normes d’aménagement, la notification des incidents, les baux verts, les objectifs communs et les protocoles de confidentialité. L’information publiée devrait expliquer le dénominateur de couverture, les estimations, les catégories significatives de locataires et le plan d’amélioration des données. Elle devrait éviter d’identifier les locataires commercialement sensibles ou les infrastructures critiques pour la sécurité.
En pratique
Indicateurs de localisation et de performance
| Famille de métriques | Conception illustrative de la métrique | Réserve importante |
|---|---|---|
| Empreinte spatiale | Terrains détenus, loués ou gérés ; superficie perturbée, aménagée, réhabilitée ou restaurée. | Définir la géométrie, le double comptage, les travaux temporaires et le dénominateur du portefeuille. |
| Évolution des terres ou des écosystèmes | Conversion, conservation ou restauration par type d’écosystème et par étape du projet. | La superficie seule n’établit ni l’état ni le résultat. |
| Sites prioritaires | Nombre, superficie, valeur ou proportion des actifs et des projets situés dans des sites prioritaires ou sensibles. | Expliquer les critères de sélection, le niveau de granularité et la confidentialité. |
| Eau et résilience urbaine | Consommation par bassin, rétention des eaux pluviales, indicateurs de couvert arboré ou d’espaces verts, exposition aux inondations ou à la chaleur. | Les méthodes et le contexte local diffèrent ; éviter les seuils universels sans fondement. |
| Matériaux et circularité | Quantité de matériaux, contenu vierge ou recyclé, réutilisation, couverture par une déclaration environnementale de produit ou par la traçabilité. | Une déclaration de produit ne constitue pas une preuve de faible incidence sur la nature pour chaque origine. |
| Couverture des locataires | Pourcentage de la surface de plancher, des revenus locatifs ou des actifs couverts par des données et des contrôles spécifiés concernant la nature. | Indiquer les estimations, la non-réponse et les limites du contrôle. |
Processus pratique de mise en œuvre
1. Segmenter le portefeuille et le pipeline. Séparer les actifs existants, les développements, les projets de construction, les réseaux, les coentreprises et les fonds ou mandats pertinents.
2. Cartographier la localisation et le contrôle. Consigner la géométrie, la propriété, la gestion, les responsabilités des locataires ou des exploitants, le cycle de vie et les étapes décisionnelles.
3. Examiner les interfaces avec la nature. Évaluer les enjeux liés aux terres, à l’eau, à la biodiversité, à la nature en milieu urbain, à la pollution, aux matériaux et à la chaîne de valeur en utilisant le niveau de granularité pertinent.
4. Sélectionner les actifs et projets prioritaires. Combiner la dépendance et le potentiel d’impact, les emplacements sensibles, l’exposition financière, les décisions relatives au pipeline, les réclamations et la confiance dans les données.
5. Évaluer les dépendances et les impacts. Utiliser les données de référence, les permis, les données de conception, les activités opérationnelles, les informations des locataires, l’origine des matériaux et les éléments probants fournis par les parties prenantes.
6. Construire les voies de risque et d’opportunité. Relier la nature à la planification, à la construction, à l’occupation, à la fiabilité des services, à la valorisation, aux dépenses d’investissement, aux dépenses d’exploitation, à l’assurance et au financement.
7. Appliquer des réponses fondées sur le cycle de vie. Donner la priorité à l’évitement et à la conception dans le pipeline, à l’amélioration opérationnelle dans les actifs existants, ainsi qu’à la restauration ou à la circularité en fin de vie.
8. Définir les indicateurs et les objectifs. Définir les dénominateurs relatifs aux actifs et au portefeuille, les données de référence, les méthodes, le contexte géographique et le niveau de confiance.
9. Intégrer l’investissement et le financement. Établir des liens avec les acquisitions, les étapes décisionnelles des développements, les budgets, les valorisations, les dépréciations, les provisions, l’assurance et les exigences des prêteurs.
10. Publier le périmètre et les lacunes. Expliquer la couverture du portefeuille, les limites relatives aux locataires et aux matériaux, l’agrégation, la confidentialité et le plan d’amélioration.
Exemple détaillé : développement à usage mixte et portefeuille existant
Scénario illustratif. Un groupe immobilier possède des bureaux urbains et prévoit un aménagement à usage mixte sur un ancien terrain industriel. L’examen initial identifie des sols contaminés, un cours d’eau connecté, une exposition aux inondations et à la chaleur, une faible couverture arborée et une valeur potentielle pour l’habitat. Le groupe dispose également d’une visibilité limitée sur l’origine du bois et des granulats, ainsi que de données seulement partielles sur l’eau consommée par les locataires.
Le groupe compare les solutions d’implantation et de conception, protège une zone tampon riveraine, met à jour le drainage et la dépollution des sols, fixe des exigences de traçabilité des matériaux, installe un sous-comptage et intègre l’entretien des espaces verts aux budgets d’exploitation. La publication d’informations TNFD distingue le portefeuille de projets en développement du portefeuille existant, explique les indicateurs de localisation et la couverture des locataires, et évite d’affirmer que le projet est favorable à la nature avant que des éléments probants sur les résultats ne soient disponibles.
En pratique
Publication d’informations faible ou plus solide
| Formulation faible | Pourquoi elle est faible | Structure plus solide |
|---|---|---|
| « Nos bâtiments sont certifiés verts. » | Le périmètre de la certification et les enjeux liés à la nature ne sont pas clairs. | Indiquer les référentiels et la couverture, puis expliquer séparément les terres, l’eau, la biodiversité, les matériaux, les locataires et les limites. |
| « Aucun actif ne se trouve dans une zone protégée. » | Des emplacements prioritaires peuvent se trouver en dehors des limites des zones protégées. | Expliquer les critères applicables aux emplacements sensibles et prioritaires, la granularité, l’examen initial et les résultats. |
| « Les locataires sont responsables des impacts opérationnels. » | Les baux ne suppriment ni l’exposition financière, ni les relations, ni l’influence. | Décrire le périmètre, les activités significatives des locataires, la couverture des données, l’influence et le plan d’amélioration. |
| « Nous avons accru la biodiversité urbaine. » | Aucune donnée probante sur la référence, la localisation, la méthode, l’état ou les résultats. | Décrire l’intervention, la zone et l’état, le suivi, les compromis, la période et le statut des données probantes. |
En pratique
Erreurs courantes et corrections
| Erreur | Risque créé | Correction |
|---|---|---|
| Utiliser l’adresse de l’actif sans la géométrie du site | L’analyse des terrains, des corridors, des bassins et de la proximité peut être erronée. | Conserver les coordonnées et les polygones adaptés à l’actif ou au réseau. |
| Appliquer une moyenne unique au portefeuille | Les projets à fort impact et les emplacements prioritaires sont masqués. | Évaluer au niveau de l’actif ou du projet avant toute agrégation contrôlée. |
| Se concentrer uniquement sur l’eau et les déchets liés aux activités opérationnelles | L’utilisation des terres, les matériaux, les locataires et les décisions d’aménagement ne sont pas pris en compte. | Utiliser le modèle couvrant l’ensemble du cycle de vie et de la chaîne de valeur. |
| Considérer les espaces verts comme automatiquement bénéfiques | La demande en eau, les espèces invasives, l’entretien ou les compromis en matière de sécurité peuvent être ignorés. | Définir les services visés et suivre l’état et les résultats. |
| Compter les EPD comme une performance en matière de nature | Les DEP varient et peuvent ne pas fournir de preuves relatives à la nature spécifiques au lieu. | Les utiliser comme une donnée d’entrée parmi d’autres, avec les données sur l’origine, les fournisseurs et les facteurs d’impact. |
| Ignorer l’élimination et la démolition | Les déchets de matériaux, la contamination et les obligations de restauration restent en dehors du plan. | Inclure la rénovation, la déconstruction, la réutilisation et les filières de fin de vie. |
Rule
Mythe / réalité
Mythe : "La TNFD concerne principalement les sites ruraux ou extractifs." Réalité : les actifs urbains et les infrastructures peuvent dépendre de l’eau, des sols, de la végétation, de la connectivité, de la régulation de la chaleur et des inondations, des matériaux et de l’accès des communautés, et les affecter. L’évaluation est spécifique au lieu et au cycle de vie.
État de préparation
Liste de contrôle des éléments probants
- Les actifs existants, les projets, les réseaux et les coentreprises significatives sont séparés dans le périmètre d’évaluation.
- Les coordonnées, les polygones ou les corridors sont suffisants pour l’analyse des bassins versants, des sites sensibles et de l’utilisation des terres.
- Les responsabilités liées à la propriété, au contrôle opérationnel, au bailleur, au locataire, à l’exploitant et à l’entrepreneur sont documentées.
- Le portefeuille de projets en développement comprend des éléments probants sur les solutions de remplacement, la situation de référence, le changement d’utilisation des terres, la conception et la hiérarchie des mesures d’atténuation.
- Les dépendances et les impacts liés à l’eau, au drainage, aux inondations, à la chaleur et aux infrastructures vertes et bleues sont évalués dans leur contexte local.
- Les quantités de matériaux, les fournisseurs, les origines, les DEP, la certification et les éléments probants relatifs à la circularité sont conservés avec des niveaux de confiance.
- La couverture des données des locataires utilise un dénominateur clair et explique les estimations et les non-réponses.
- Les voies de transmission des risques et des opportunités sont reliées aux décisions de planification, de dépenses d’investissement, de valorisation, d’assurance, de dépenses d’exploitation, de revenus et de financement.
- Les indicateurs relatifs au lieu et à la performance définissent les méthodes, la période, le périmètre, les contrôles du double comptage et les limites.
- Les allégations relatives aux résultats pour la nature sont étayées par des situations de référence et un suivi, plutôt que par la seule certification ou la seule activité.
Auto-évaluation
- L’équipe peut-elle distinguer ce qui relève du contrôle du propriétaire, du promoteur, de l’exploitant, du locataire et de l’entrepreneur ?
- La conclusion relative aux priorités changerait-elle si le projet était évalué avant l’acquisition du terrain plutôt qu’après la conception ?
- Les lacunes dans les données matérielles et les données des locataires sont-elles visibles dans les indicateurs de couverture du portefeuille ?
- Chaque indicateur de localisation étaye-t-il une décision spécifique concernant un risque, un impact, une opportunité ou une information à fournir ?
En pratique
Composantes et informations à fournir TNFD associées
| Lien | Relation | Utilisation pratique |
|---|---|---|
| LEAP Locate L1-L4 | Directe | Cartographie les emplacements des actifs, des projets et des réseaux, les chaînes de valeur, les biomes et les emplacements sensibles. |
| LEAP Evaluate E1-E4 | Directe | Évalue les services écosystémiques, les terres, l’eau, les matériaux, les facteurs d’impact et l’état de la nature. |
| Stratégie B et D de la TNFD | Lien direct avec les informations à fournir | Explique les effets sur le modèle économique, la planification financière et les localisations prioritaires. |
| TNFD Metrics and targets B-C | Lien direct avec les informations à publier | Soutient les indicateurs relatifs à l’empreinte spatiale, aux terres, à l’eau, aux matériaux, aux locataires et aux objectifs. |
| Orientations relatives aux matériaux de construction | Complémentaire | Indicateurs relatifs à l’extraction en amont, à la production, aux terres, à l’eau, à la pollution et aux matériaux. |
| GRI 101 et normes environnementales ESRS | Interopérabilité | Réutilisation potentielle des données, sous réserve de tests distincts concernant la matérialité, le périmètre, la version et les informations à publier. |
Sources
Primary sources
- Recommandations du Groupe de travail sur les informations financières liées à la nature, Version 1.0, septembre 2023
- Orientations sur l’identification et l’évaluation des enjeux liés à la nature : l’approche LEAP, Version 1.1, octobre 2023. Version finale
- Glossaire des principaux termes de la TNFD, Version 6.0. Source terminologique actuelle. Fichier téléchargeable daté de janvier 2026 ; page de publication de la TNFD mise à jour pour la dernière fois en juillet 2026
- Orientations sectorielles supplémentaires - Ingénierie, construction et immobilier, Version 1.0
- Orientations sectorielles supplémentaires - Matériaux de construction, Version 1.0
- Orientations sur les chaînes de valeur, Version 1.0. Supplémentaire finale
- GRI 101 : Biodiversité 2024. En vigueur à compter du 1 janvier 2026 ; source complémentaire sur la localisation et la qualité des données
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