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Niveau 2 · Decision guide·TNFD · Disclosure guides

Risques liés à la nature selon la TNFD : explication des risques physiques, de transition et systémiques

Un guide pratique pour retracer les risques physiques aigus et chroniques, les voies de transition et les risques systémiques, depuis les dépendances et les impacts liés à la nature jusqu’aux conséquences commerciales et financières.

À qui s'adresse ce cours A 13-minute read for reporting teams working through Dépendances, services écosystémiques et risques liés à la nature, and for reviewers testing whether the evidence behind it holds.

Passeport publié

Current as at 10 août 2026
RK Révisé par Dr Ross KurinkoLinkedIn Strategic ESG Advisor · IFRS S1 & S2 / GRI / ESRS expert GRI Certified Global Trainer · PhD, University of Cambridge · ESG-AI expert 15+ years on FTSE 100 & Fortune Global 500 disclosures Canary Wharf, London Support pédagogique LRA · Non publié ni approuvé par TNFD

Edition written against

Primary page anchors include TNFD Recommendations section 2.3 and Tables 1-2 for the risk taxonomy; LEAP …

Publié(e)

14 Aoû 2026

Knowledge Hub guide

Dernière révision

10 Aoû 2026

Short answer

The answer, before the reasoning

Le risque lié à la nature selon la TNFD n’est pas une désignation générique de la « préoccupation pour la biodiversité ». Il s’agit d’une menace potentielle pour une organisation découlant de ses propres dépendances et impacts sur la nature ainsi que de ceux de la société au sens large.

Le risque physique découle de la dégradation de la nature et de la perte de services écosystémiques et peut être aigu ou chronique. Le risque de transition apparaît lorsque l’organisation n’est pas alignée sur les évolutions des politiques, du droit, des marchés, des technologies ou de la réputation visant à protéger, restaurer la nature ou à réduire les dommages qui lui sont causés. Le risque systémique apparaît lorsque la stabilité des écosystèmes ou du système financier est menacée. Une évaluation utile retrace chaque risque depuis une dépendance ou un impact spécifique, en passant par un déclencheur crédible, jusqu’aux effets commerciaux et financiers.

Document pédagogique destiné aux praticiens. Les scénarios et formulations illustratifs doivent être adaptés aux faits propres à l’organisation, à l’approche de la matérialité retenue et au contexte de reporting.

Orientation rapide

Orientation rapide

S’applique à
Organisations qui traduisent des dépendances et des impacts liés à la nature évalués en risques d’entreprise, en effets financiers et en informations alignées sur la TNFD.
Décision principale
Quel type de risque lié à la nature existe, par quelle voie, sur quel horizon temporel, et comment devrait-il être intégré au système de gestion des risques de l’organisation ?
Catégories officielles de la TNFD
Risque physique, risque de transition et risque systémique. Le risque physique peut être aigu ou chronique ; le risque de transition comprend les risques liés aux politiques publiques, au marché, à la technologie, à la réputation et à la responsabilité.
Résultat principal
Un registre des risques traçable reliant la dépendance ou l’impact, le changement ou le déclencheur, la conséquence commerciale, le canal d’effet financier, les mesures de contrôle, l’exposition résiduelle et le niveau de confiance dans les éléments probants.

Technical status

État technique actuel

La taxonomie finale demeure définie dans les TNFD Recommendations v1.0 et les orientations LEAP. Le document sur l’évaluation des risques de juillet 2026 est ouvert à consultation et ne constitue pas une recommandation révisée. Le présent article l’utilise uniquement pour mettre en évidence les pratiques émergentes, notamment une intégration plus étroite avec la gestion des risques d’entreprise, l’analyse de scénarios et l’estimation des effets financiers.

Pourquoi la taxonomie est importante

Les équipes chargées des risques commencent souvent par établir une liste de sujets environnementaux — eau, forêts, sols, océans ou biodiversité — et à attribuer un score rouge, orange ou vert. Cela peut contribuer à la sélection initiale, mais ne permet pas encore de démontrer l’existence d’un risque. Une déclaration de risque nécessite une chaîne causale : ce dont l’organisation dépend ou sur quoi elle a un impact, ce qui change dans la nature ou dans la réponse à la transition, la manière dont l’activité est exposée et l’objectif qui pourrait être affecté.

La taxonomie influe également sur l’attribution des responsabilités et la réponse. Un risque physique aigu peut relever des opérations et de la continuité des activités ; un risque chronique peut nécessiter une stratégie concernant les actifs et une refonte de l’approvisionnement ; un risque lié aux politiques publiques ou à la responsabilité peut nécessiter des mesures juridiques et de conformité ; un risque de marché ou de technologie peut remodeler la stratégie produit ; et un risque systémique peut nécessiter une analyse du portefeuille, des scénarios et de la résilience plutôt qu’un contrôle limité au site.

Figure 1. Taxonomie des risques liés à la nature et chaîne causale de la TNFD. Le diagramme constitue une interprétation pédagogique de la LRA des recommandations de la TNFD et des orientations LEAP.

En pratique

Commencer par la chaîne causale, et non par la catégorie

Élément de la chaîne causale Question à laquelle répondre Exemples d’éléments probants
Dépendance ou impact De quel service écosystémique l’organisation dépend-elle, ou quel facteur d’impact modifie-t-il l’état de la nature ? Bilan hydrique, utilisation des terres, pollution, données sur les espèces, origine des fournisseurs, éléments probants issus des communautés, permis environnementaux.
Changement ou déclencheur Qu’est-ce qui pourrait changer, et pourquoi ? Sécheresse, pullulation de ravageurs, déclin des écosystèmes, réglementation, contentieux, substitution technologique, préférence des clients, action des investisseurs.
Événement ou condition de risque Comment le changement crée-t-il une incertitude quant à un objectif organisationnel ? Interruption de l’approvisionnement, perte de licence, procédé immobilisé, responsabilité accrue, substitution de produit, corrélation du portefeuille.
Conséquence pour l’activité Quelle activité, relation ou décision est affectée ? Rendement, débit, approvisionnement, ventes, accès à un site, disponibilité de l’assurance, allocation des capitaux, réputation.
Effet financier Où la conséquence pourrait-elle apparaître dans les états financiers ? Chiffre d’affaires, coûts d’exploitation, dépenses d’investissement, valeur des actifs, provision, prime d’assurance, flux de trésorerie, coût ou accès aux capitaux.
Mesures de contrôle et exposition résiduelle Qu’est-ce qui réduit le risque, et que reste-t-il après la mesure de contrôle ? Fournisseurs alternatifs, actions sur le bassin versant, refonte des processus, contrôles contractuels, suivi, assurance, options stratégiques.

Risque physique : aigu et chronique

TNFD définit les risques physiques liés à la nature comme les risques résultant de la dégradation de la nature et de la perte consécutive de services écosystémiques. Ils résultent de changements dans les conditions biotiques et abiotiques et sont généralement propres à un lieu. La distinction entre aigu et chronique décrit le schéma du changement, et non la gravité du résultat.

Aigu ne signifie pas « catastrophe naturelle uniquement »

Un risque aigu peut résulter d’un événement soudain touchant un écosystème ou d’un incident causé par une organisation. Par exemple, un déversement de produits chimiques peut endommager immédiatement un écosystème, puis entraîner un arrêt des activités, des coûts de nettoyage, des réclamations et des effets sur la réputation. Le même événement sous-jacent peut donc créer une voie physique et une ou plusieurs voies de transition. Le registre devrait préserver cette relation plutôt que de contraindre un événement à entrer dans une seule case.

Le risque chronique peut s’accumuler avant le franchissement d’un seuil

Il est facile de sous-estimer la dégradation chronique, car les changements annuels peuvent sembler faibles. Un site peut continuer à fonctionner alors que le niveau des aquifères baisse, que l’état des sols se dégrade ou que la protection côtière s’affaiblit. Le risque peut devenir aigu lorsqu’un seuil ou un point de basculement est franchi. L’analyse de scénarios et les indicateurs avancés sont donc utiles même lorsque la perte opérationnelle de l’année en cours est limitée.

En pratique

Sous-type Signification Voies illustratives — Axe d’évaluation
Risque physique aigu Un événement spécifique à court terme modifie l’état de la nature ou le flux d’un service écosystémique. Un incendie de forêt ferme un site ; une épidémie de ravageurs endommage une culture ; un incident de pollution interrompt l’approvisionnement en eau brute ; un effondrement soudain des stocks de poissons affecte l’approvisionnement. — Fréquence et gravité des événements, localisation, dépendance, temps d’arrêt, capacité de gestion des situations imprévues, assurance, période de rétablissement et effets en cascade.
Risque physique chronique Un changement progressif affaiblit l’état de la nature ou la fiabilité, la qualité ou le coût d’un service écosystémique. La dégradation des sols réduit les rendements ; l’épuisement des eaux souterraines augmente les coûts de pompage et de traitement ; le déclin des pollinisateurs réduit la fiabilité des cultures ; la salinisation dégrade un actif. — Tendance, seuils, durée de vie de l’actif, effets cumulatifs, capacité d’adaptation, autres sites ou intrants possibles, et point auquel le modèle économique devient non rentable.

Risque de transition : politique, responsabilité juridique, marché, technologie et réputation

TNFD décrit le risque de transition comme le risque résultant d’un désalignement entre les acteurs économiques et les actions visant à protéger, restaurer la nature ou réduire les impacts négatifs sur celle-ci. La taxonomie officielle utilise cinq catégories. La voie « juridique » demandée par de nombreux praticiens relève principalement des catégories politique et responsabilité juridique : la politique couvre les règles nouvelles ou mises en application ; la responsabilité juridique couvre les actions en justice directes ou indirectes et les passifs éventuels.

Les catégories de transition peuvent se chevaucher. Un changement de politique peut accélérer la substitution technologique ; une action en justice peut amplifier la perte de réputation ; et la pression du marché peut modifier le sentiment des investisseurs. L’évaluation devrait identifier la voie principale et les effets connexes, et non comptabiliser cinq fois la même exposition.

En pratique

Catégorie Ce qui change Trajectoire d’activité illustrée
Politique publique Nouvelle politique, application plus stricte, permis, règles relatives aux aires protégées, obligations de diligence raisonnable, restrictions commerciales ou instruments économiques. Une nouvelle règle en matière de déforestation exige la traçabilité. Un produit non vérifié ne peut pas être mis sur un marché, ce qui réduit les ventes et augmente les coûts de mise en conformité et d’approvisionnement.
Responsabilité / recours juridiques Recours, litiges, obligations de remédiation, indemnisations, pénalités ou passifs éventuels liés à un préjudice réel ou allégué ou à une préparation insuffisante. L’action des communautés et des autorités de réglementation à la suite d’une contamination de l’eau entraîne des coûts de remédiation, une incertitude quant aux provisions et une mobilisation de la direction.
Marché Préférences des clients, normes des acheteurs, prix des matières premières, attentes des investisseurs ou perte d’accès au marché. Un client se tourne vers des matériaux certifiés à faible impact, ce qui réduit la demande pour un produit existant et augmente le risque d’obsolescence des stocks.
Technologie Substitution par des procédés, produits ou services ayant des impacts ou des dépendances moindres. Un procédé fortement consommateur d’eau perd en compétitivité lorsqu’une technologie nécessitant moins d’eau devient viable et que les clients changent de solution.
Réputation Évolution des perceptions des communautés, des clients, des salariés, des investisseurs et des autres parties prenantes. Des éléments attestant de dommages causés aux habitats dans la chaîne de valeur affaiblissent la confiance, retardent l’obtention des permis, augmentent l’attrition de la clientèle et accroissent les difficultés de recrutement ou de financement.

Risque systémique : stabilité des écosystèmes et stabilité financière

Le risque systémique ne se limite pas au risque lié à une très grande entreprise. TNFD distingue deux voies. Le risque pour la stabilité des écosystèmes survient lorsqu’un système naturel critique est déstabilisé, notamment par des points de bascule, des changements de régime ou l’effondrement d’un écosystème, de sorte que les services écosystémiques ne peuvent plus être fournis de la même manière. Le risque pour la stabilité financière survient lorsque les risques physiques et les risques de transition se cumulent et menacent le fonctionnement d’un système financier dans son ensemble.

En pratique

Voie systémique Ce qui la rend systémique Exemple illustratif — Réponse pratique
Stabilité des écosystèmes Le risque concerne la stabilité d’un système naturel essentiel et affecte de nombreux utilisateurs, espèces ou activités économiques interconnectés. Un bassin franchit un seuil écologique, réduisant la qualité et la disponibilité de l’eau pour l’agriculture, les municipalités et l’industrie dans toute la région. — Analyse du paysage ou du bassin, scénarios partagés, action collective, diversification des dépendances et remontée au niveau de la stratégie et de la surveillance par le conseil d’administration.
Stabilité financière Des pertes physiques et de transition corrélées peuvent se propager dans les portefeuilles, les marchés, les assureurs ou les systèmes de financement. Des pertes agricoles simultanées, des chocs sur les prix des matières premières, le retrait des assureurs et les défauts des emprunteurs affectent plusieurs institutions et régions. — Analyse de la concentration du portefeuille, scénarios macroéconomiques, dialogue avec les contreparties, considérations relatives aux fonds propres et à la liquidité, et suivi des canaux de transmission.

Rule

Distinction importante

Ne qualifiez pas un risque de « systémique » simplement parce qu’il est à long terme, incertain ou important pour l’entité déclarante. L’évaluation devrait expliquer le système exposé au risque, le mécanisme de déstabilisation, les interconnexions et les raisons pour lesquelles la diversification ou les contrôles ordinaires au niveau de l’entité peuvent être insuffisants.

Trois exemples détaillés

Exemple 1 - risque physique aigu et chronique dans la production alimentaire

Scénario illustratif. Un fabricant de produits alimentaires dépend de légumes irrigués provenant d’un bassin. Le déclin chronique de l’aquifère augmente les coûts de pompage et réduit les rendements des fournisseurs. Une grave infestation survient ensuite, créant un déficit aigu de production. La dépendance concerne la disponibilité fiable de l’eau et les services de régulation des cultures ; les effets sur l’activité sont une hausse des prix des intrants, une réduction du débit de production et un risque lié au service à la clientèle ; les effets financiers comprennent une pression sur les marges, des besoins en fonds de roulement et une éventuelle perte de revenus. Les mesures de contrôle comprennent la diversification de l’approvisionnement, le soutien agronomique aux fournisseurs, les investissements dans l’efficacité hydrique et la refonte des contrats. Le risque résiduel demeure important, car l’approvisionnement de remplacement est limité à court terme.

Exemple 2 - politiques publiques, responsabilité et réputation autour d’un actif minier

Scénario illustratif. Un projet minier chevauche un écosystème utilisé par les communautés locales. Des conditions d’autorisation plus strictes exigent des travaux supplémentaires d’évitement et de restauration. Par ailleurs, une allégation de consultation inadéquate crée une exposition juridique et réputationnelle potentielle. L’organisation consigne des voies distinctes mais interconnectées : risque lié aux politiques publiques découlant d’une modification de l’autorisation, risque de responsabilité découlant des réclamations et de la remise en état, et risque réputationnel affectant la licence sociale et le calendrier du projet. Le rapprochement financier couvre les dépenses d’investissement, les coûts des retards, les provisions, les assurances, les conditions de financement et la valorisation de l’actif.

Exemple 3 - risque systémique dans un portefeuille de prêts

Scénario illustratif. Une banque a une exposition agricole concentrée dans des régions dépendantes des mêmes systèmes de précipitations et de sols. La dégradation des écosystèmes, la sécheresse et les mesures prises par les pouvoirs publics affectent simultanément de nombreux emprunteurs, tandis que les assureurs réduisent leur couverture. L’analyse des emprunteurs individuels à elle seule sous-estime la corrélation. La banque teste un scénario régional, cartographie les expositions par matière première et par bassin, remet en question les hypothèses relatives aux garanties et examine si le choc pourrait affecter la qualité du crédit, la liquidité, les fonds propres et la stratégie sectorielle. Il s’agit d’une voie systémique potentielle ; la qualification dépend de preuves d’interconnexion et d’instabilité à l’échelle du système, et non de la seule taille du portefeuille.

Processus pratique d’évaluation des risques

1. Confirmer la population évaluée. Utiliser les résultats de Localiser et Évaluer, notamment les activités directes, les chaînes de valeur et les emplacements prioritaires, en indiquant de manière transparente les exclusions et les lacunes dans les données.

2. Décrire la voie de dépendance ou d’impact. Indiquer le service écosystémique ou le facteur d’impact, l’emplacement concerné, les parties prenantes affectées et le niveau de confiance dans les éléments probants.

3. Identifier les changements et les déclencheurs crédibles. Prendre en compte la dégradation de la nature, les événements aigus, les évolutions des politiques publiques et du droit, les changements du marché et des technologies, la réaction des parties prenantes et les seuils du système.

4. Classer sans simplifier à l’excès. Attribuer la catégorie principale — physique, de transition ou systémique — et consigner les catégories interconnectées lorsque la voie présente véritablement un chevauchement.

5. Évaluer la probabilité, l’ampleur et l’horizon temporel. Utiliser la méthodologie de gestion des risques de l’organisation, tout en préservant les facteurs propres à la nature, tels que l’emplacement, les seuils des écosystèmes, l’irréversibilité, les personnes affectées et la rapidité de survenue.

6. Cartographier les effets sur l’activité et les effets financiers. Relier les activités, l’approvisionnement, la demande, la licence, l’assurance et le financement aux produits, aux coûts, aux dépenses d’investissement, aux actifs, aux passifs, aux flux de trésorerie et à l’accès aux capitaux.

7. Évaluer les contrôles et la capacité d’adaptation. Vérifier si les contrôles sont mis en œuvre, efficaces, durables et capables de fonctionner dans des scénarios plausibles ; consigner l’exposition résiduelle.

8. Intégrer et hiérarchiser. Intégrer le risque dans la gestion des risques de l’entreprise, la stratégie et la planification financière en appliquant les mécanismes d’escalade et les seuils de matérialité approuvés.

9. Conserver les éléments probants et examiner les déclencheurs. Conserver les données sources, les hypothèses, les versions des modèles, les comptes rendus des remises en question et les déclencheurs tels que le déclin d’un écosystème, une modification des politiques publiques ou la relocalisation d’un fournisseur.

En pratique

Énoncés de risque faibles et plus solides

Énoncé faible Pourquoi il est faible Structure plus solide
« La perte de biodiversité constitue un risque élevé. » Aucun lieu, aucune dépendance, aucun déclencheur, aucune conséquence, aucun horizon temporel ni élément probant n’est indiqué. « Le déclin de l’abondance des pollinisateurs dans les régions d’approvisionnement pourrait réduire les rendements des cultures à moyen terme, accroître les coûts des intrants et la volatilité de l’approvisionnement ; l’exposition, les contrôles et le niveau de confiance dans les données sont indiqués. »
« Le risque lié à l’eau pourrait affecter l’activité. » La disponibilité et la qualité de l’eau, les inondations, la réglementation et les conflits avec les parties prenantes constituent des voies d’impact différentes. Préciser le service écosystémique concerné, le bassin versant, l’activité, le seuil, l’effet opérationnel et le canal financier.
« De nouvelles règles relatives à la nature créent un risque de non-conformité. » Cela n’identifie ni la règle, ni les produits concernés, ni le calendrier, ni la décision. Décrire le changement de politique ou d’application, le marché ou l’actif concerné, l’écart de préparation, le coût et le plan d’atténuation.
« Le portefeuille présente un risque systémique lié à la biodiversité. » Cette affirmation confond une exposition générale avec une voie de transmission affectant la stabilité du système. Expliquer la concentration, la dépendance commune à l’égard des écosystèmes, la corrélation, le canal de propagation et les éléments probants issus des scénarios.

En pratique

Erreurs courantes et corrections

Erreur Risque créé Correction
Utiliser des cartes thermiques sectorielles comme conclusions définitives sur les risques Les moyennes sectorielles masquent les différences entre entreprises, lieux, contrôles et horizons temporels. Utilisez des cartes thermiques pour l’examen initial, puis testez les trajectoires et les éléments probants propres à l’organisation.
Évaluer l’enjeu environnemental plutôt que le risque d’entreprise Un impact élevé sur les écosystèmes et un risque élevé pour l’entreprise sont des conclusions liées, mais non identiques. Conservez des évaluations distinctes de l’impact et du risque financier, et reliez-les au moyen d’une trajectoire documentée.
Ignorer les propres impacts comme facteurs de risque Les trajectoires liées à la responsabilité, aux politiques publiques, à la réputation et au marché sont négligées. Testez comment les impacts négatifs et les préoccupations des parties prenantes affectées peuvent se traduire en conséquences pour l’entreprise.
Considérer les contrôles comme des éléments probants d’un faible risque résiduel sans les tester Des politiques peuvent exister sans être efficaces en situation de stress. Évaluez la mise en œuvre, les éléments probants relatifs aux résultats, les capacités, la durabilité et la performance selon différents scénarios.
Forcer un risque unique dans une seule catégorie Les effets physiques et de transition liés entre eux sont perdus ou comptabilisés deux fois ailleurs. Consignez une catégorie principale, ainsi que les trajectoires liées et une vue consolidée unique de l’exposition.
Quantifier avec une fausse précision Une estimation ponctuelle unique peut masquer l’incertitude concernant l’écologie, le calendrier et la qualité des données. Utilisez, lorsque cela est approprié, des fourchettes, des analyses de sensibilité, des scénarios et des énoncés de confiance.

Rule

Mythe / réalité

Mythe : « Le risque lié à la nature n’est que le risque climatique avec davantage d’enjeux environnementaux. » Réalité : les processus climatiques peuvent être réutilisés, mais le risque lié à la nature est souvent davantage propre au lieu, multidimensionnel et tributaire de l’état et des services des écosystèmes. Il comprend également les impacts en tant que facteurs de risque, les trajectoires liées aux parties prenantes affectées et les seuils des systèmes écosystémiques qui peuvent ne pas être visibles dans un processus fondé uniquement sur le carbone.

État de préparation

Liste de contrôle des éléments probants relatifs aux risques

  • Chaque risque est traçable jusqu’à une dépendance ou un impact spécifique et à une activité, une relation ou un emplacement pertinent.
  • Les voies physiques aiguës et chroniques ont été examinées séparément lorsque toutes deux pouvaient survenir.
  • Les évolutions liées aux politiques publiques, à la responsabilité, au marché, aux technologies et à la réputation ont été testées plutôt que regroupées en un seul score de transition.
  • Les mentions systémiques identifient le système, les interconnexions, le mécanisme de propagation et les éléments probants d’une possible déstabilisation.
  • La probabilité, l’ampleur, l’horizon temporel, la rapidité de survenue, la vulnérabilité et l’incertitude sont documentés.
  • Les conséquences pour l’activité sont rapprochées des postes comptables relevant de la fonction finance ou des canaux qualitatifs d’effets financiers.
  • Les contrôles sont étayés par des éléments probants relatifs à leur mise en œuvre et à leurs résultats, et non par les seules déclarations de politique.
  • L’exposition résiduelle, la confiance dans les données, les hypothèses et les limites des modèles sont visibles.
  • Les conclusions relatives aux risques sont intégrées, s’il y a lieu, à la gestion des risques d’entreprise (ERM), à la stratégie, aux budgets, aux dépenses d’investissement, à l’assurance et aux processus d’escalade.
  • Les déclencheurs liés aux scénarios et à la revue sont approuvés et conservés dans le dossier de pièces probantes relatives aux risques.

Auto-évaluation

  1. Un examinateur pourrait-il reconstituer le lien de causalité entre l’interface avec la nature et l’effet financier ?
  2. La conclusion relative au risque changerait-elle selon un emplacement différent, l’état de l’écosystème ou un autre scénario de politique publique ?
  3. L’équipe a-t-elle distingué le risque important au niveau de l’entité du risque pesant sur la stabilité de l’écosystème ou du système financier ?
  4. Les contrôles favorables et les mesures d’atténuation sont-ils testés quant à leur efficacité et à leurs compromis imprévus ?

En pratique

Composantes et informations à fournir TNFD connexes

Lien Relation Utilisation pratique
LEAP Évaluer E1-E4 Prérequis Identifie les actifs environnementaux, les services écosystémiques, les dépendances, les impacts et les éléments probants relatifs à l’état de la nature qui déterminent la trajectoire de risque.
LEAP Évaluer A1-A4 Direct Identifie et évalue les risques et les opportunités, les hiérarchise et les relie aux effets financiers et à la matérialité.
Stratégie A et B Lien direct avec les informations à fournir Explique les DIRO importants et leurs effets sur le modèle économique, la chaîne de valeur, la stratégie et la planification financière.
Stratégie C À l’appui Teste la résilience dans différentes conditions physiques et de transition au moyen d’une analyse de scénarios.
Gestion des risques et des impacts A-C Lien direct avec le processus Explique l’identification, l’évaluation, la hiérarchisation et l’intégration dans la gestion globale des risques.

Sources

Primary sources

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