Short answer
The answer, before the reasoning
Non. La Norme volontaire de l’UE de 2026 n’impose pas d’obligation générale à une entité déclarante d’obtenir une assurance externe ; l’acte délégué indique expressément que les entités déclarantes qui appliquent la Norme ne sont pas obligées de demander une assurance pour les informations qu’elles publient. Les informations doivent néanmoins être pertinentes, fidèles, comparables, compréhensibles et vérifiables ; un examen interne proportionné et une piste d’éléments probants maîtrisée restent donc importants.
Une vérification ou une assurance externe peut être choisie volontairement, ou être exigée par un prêteur, un client, un contrat ou une loi distincte. Toute formulation publique doit correspondre aux travaux réellement effectués : examinée en interne, vérifiée en externe pour un indicateur défini, ou faisant l’objet d’une assurance indépendante selon un périmètre, des critères, un niveau et une norme indiqués.
Un guide pratique sur l’examen interne, la vérification volontaire, l’assurance formelle, la préparation des éléments probants, le périmètre de mission et la formulation transparente des déclarations pour les PME.
Technical status
STATUT PÉDAGOGIQUE ET JURIDIQUE
Le présent article explique la Norme volontaire de l’UE de reporting de durabilité adoptée par la Commission. À la date d’arrêt de la source, l’acte délégué C(2026) 5011 se trouvait encore dans la période d’examen par le Parlement européen et le Conseil et n’était pas encore entré en vigueur par sa publication au Journal officiel. Cet article constitue un document pédagogique, et non un conseil juridique, une opinion d’assurance ou un substitut à la vérification du texte final du JO et de toute demande d’information contractuelle.
En pratique
Plan de l’article
| Étape | Ce que le lecteur sera en mesure de faire |
|---|---|
| Répondre | Comprendre pourquoi l’assurance externe n’est pas une exigence générale de la Norme. |
| Distinguer | Distinguer l’examen par la direction, l’examen de préparation, la vérification des indicateurs et l’assurance formelle. |
| Décider | Évaluer si les utilisateurs, les contrats, les risques et les bénéfices attendus justifient des travaux externes. |
| Préparer | Élaborer les critères, les éléments probants, les contrôles, le périmètre et un dossier de validation par la direction. |
| Déclarer | Utiliser « reviewed », « verified » et « assured » uniquement lorsque la formulation correspond à la mission. |
Ce que la Norme 2026 exige — et ce qu’elle n’exige pas
Le considérant 5 de l’acte délégué de la Commission C(2026) 5011 indique que, afin de réduire au minimum les coûts de mise en conformité, les entités appliquant la Norme ne sont pas tenues de demander une assurance pour les informations qu’elles communiquent. Cela est cohérent avec la finalité volontaire et proportionnée de la Norme. L’absence d’une obligation générale d’assurance ne doit pas être reformulée comme une affirmation selon laquelle l’assurance externe est interdite ou n’est jamais utile.
L’annexe I, paragraphe 11, exige séparément que les informations communiquées soient pertinentes, fidèles, comparables, compréhensibles et vérifiables. Vérifiable ne signifie pas « faisant l’objet d’une assurance externe ». Cela signifie que les informations et le processus qui les étaye doivent pouvoir être contrôlés. En pratique, la PME a besoin de définitions claires, de pièces justificatives, de méthodes, d’éléments probants relatifs à la revue et d’une approbation, même lorsqu’aucun professionnel indépendant n’est engagé.
Rule
OBLIGATION ET PRATIQUE
Norme : aucune obligation générale d’assurance externe ; les informations doivent être vérifiables et la déclaration de conformité B1 sélectionnée doit pouvoir être étayée. Pratique de mise en œuvre : l’examen par la direction, les rapprochements, les registres des éléments probants et les tests de préparation sont des contrôles proportionnés qui contribuent à atteindre ces objectifs. La Norme ne prescrit pas de cadre particulier de contrôle interne ni de liste de contrôle pour l’examen.
Quatre niveaux d’activités de renforcement de la confiance
Figure 1. « Reviewed », « verified » et « assured » communiquent des travaux différents et ne doivent pas être utilisés indifféremment.
En pratique
| Activité | Qui l’effectue | Résultat habituel — Ce que cela ne prouve pas |
|---|---|---|
| Revue interne par la direction | Responsable des données, contrôleur financier, responsable du développement durable, direction ou conseil d’administration. | Compte rendu signé de la revue interne, registre des exceptions et approbation du rapport/jeu de données. — Aucune conclusion indépendante externe et aucun droit de qualifier le rapport d’« assured ». |
| Revue externe de préparation | Consultant ou professionnel extérieur à l’équipe chargée de la préparation, généralement avant une mission d’assurance. | Rapport des écarts, demandes d’éléments probants, constatations relatives aux contrôles et plan de mesures correctives. — Normalement, aucune conclusion d’assurance pour les utilisateurs externes, sauf si la revue est explicitement structurée comme une mission d’assurance. |
| Vérification spécifique à une métrique | Vérificateur externe qualifié pour une déclaration définie, souvent relative aux GES ou à une autre métrique technique. | Déclaration ou rapport de vérification indiquant le périmètre, les critères et la conclusion. — Ne couvre pas automatiquement le reste du rapport établi selon la Norme volontaire. |
| Mission formelle d’assurance en matière de durabilité | Professionnel indépendant chargé d’une mission d’assurance conformément à une norme professionnelle applicable. | Rapport d’assurance limitée ou d’assurance raisonnable portant sur des informations définies en matière de durabilité. — Ne garantit pas l’exactitude, la performance future, la conformité juridique ni chaque déclaration hors du périmètre. |
La revue interne n’est pas une mission d’assurance — mais elle devrait néanmoins être rigoureuse
Une revue interne fournit à la direction une base pour approuver les informations et la déclaration B1. Elle fait partie du processus de reporting de l’entreprise, et non d’une mission d’assurance indépendante. Une petite organisation peut cumuler les rôles, mais la préparation et la mise en question devraient être séparées pour les métriques et les affirmations présentant un risque plus élevé, chaque fois que cela est possible en pratique. Lorsqu’une même personne exerce les deux fonctions, l’organisation devrait ajouter une revue compensatoire de la direction ou du conseil d’administration.
En pratique
| Domaine de la revue interne | Test essentiel | Éléments probants illustratifs |
|---|---|---|
| Périmètre et option | Le rapport indique-t-il clairement l’Option A ou l’Option B, la base individuelle/consolidée, la période et les informations supplémentaires sélectionnées à publier ? | Liste de contrôle B1, liste des entités, note sur la base de reporting et option approuvée. |
| Exhaustivité | Chaque paragraphe/sous-point a-t-il été classé et rapproché de l’Index des informations à publier ? | Index rempli, registre des lacunes et registre du paragraphe 22. |
| Source et périmètre | Les valeurs publiées couvrent-elles les sites, les entités, les effectifs et la période prévus ? | Registre des éléments probants, extraits des sources et rapprochement du périmètre. |
| Calculs et estimations | Une autre personne compétente peut-elle reproduire le résultat et comprendre les hypothèses importantes ? | Dossiers de travail, facteurs, version du modèle, recalcul et analyse de sensibilité. |
| Affirmations narratives | Les politiques, initiatives et déclarations de performance correspondent-elles aux documents approuvés et évitent-elles les affirmations d’efficacité non étayées ? | Versions des politiques, procès-verbaux, relevés des actions et contestation des affirmations. |
| Cohérence | Les chiffres de durabilité sont-ils cohérents avec les états financiers et les autres réponses externes ? | Rapprochement des dépenses et de la paie, comparaison entre rapports et résolution des exceptions. |
| Présentation | Les méthodes, limites, décisions de non-applicabilité et omissions sont-elles compréhensibles ? | Libellé approuvé, revue juridique et de la confidentialité, et épreuve de l’éditeur. |
| Approbation et publication | La direction habilitée a-t-elle approuvé le jeu de données figé et le livrable final ? | Déclaration et visa, journal de publication et relevé de version. |
Quand une assurance externe volontaire peut apporter une valeur ajoutée
La décision devrait commencer par les utilisateurs et les risques, et non par la conviction que tout rapport crédible doit faire l’objet d’une assurance. Pour un premier rapport d’une PME, le renforcement du jeu de données et de la piste des éléments probants peut créer davantage de valeur que le paiement d’une mission étendue avant que le processus ne soit prêt. Une intervention externe devient plus pertinente lorsque les informations influent directement sur la finance, l’éligibilité contractuelle, les déclarations publiques ou une décision à haut risque.
En pratique
| Facteur | Pourquoi un travail externe peut être utile | Questions à poser avant de mandater un prestataire |
|---|---|---|
| Financement ou clause restrictive | Le prêteur peut s’appuyer sur des informations relatives aux émissions, à la transition ou aux effectifs. | Quelles informations sont utilisées dans la décision de crédit ? L’assurance est-elle exigée contractuellement ou simplement préférée ? |
| Exigence d’un client ou d’un appel d’offres | Un acheteur peut demander une confirmation indépendante de certaines informations concernant le fournisseur. | Quelle métrique, quelle entité, quelle période, quels critères et quelle forme exacte de conclusion l’acheteur exige-t-il ? |
| Allégation publique très visible | Une allégation relative au climat, à la circularité ou aux questions sociales peut créer un risque réputationnel et d’écoblanchiment. | L’allégation est-elle mesurable, étayée et comprise dans le périmètre d’assurance proposé ? |
| Données sur les gaz à effet de serre utilisées dans les décisions | Les émissions peuvent alimenter des objectifs, des bilans carbone de clients ou des financements. | Une vérification spécifique à une métrique serait-elle plus proportionnée qu’une assurance portant sur l’ensemble du rapport ? |
| Préparation à de futures obligations de reporting | L’organisation prévoit d’entrer dans un régime obligatoire ou un processus de reporting de groupe. | La mission testera-t-elle les contrôles et les éléments probants qu’exigera le reporting futur ? |
| Attente en matière de gouvernance | Le conseil d’administration ou les investisseurs souhaitent une remise en question indépendante d’un nouveau processus. | Une revue de préparation produirait-elle d’abord un résultat meilleur et plus économique ? |
Rule
LES EXIGENCES CONTRACTUELLES SONT DISTINCTES
La conclusion de la Norme selon laquelle il n’existe « aucune exigence générale d’assurance » ne supplante pas un contrat distinct avec un client, une condition de prêt, une règle d’appel d’offres, une loi nationale ou une exigence sectorielle. Lisez la demande effective et convenez de l’étendue avec les conseillers juridiques et le professionnel avant de décrire les travaux.
Choisir l’objet avant de choisir le libellé
« Fournir une assurance sur notre rapport de durabilité » est trop vague pour constituer une mission utile. La direction et le professionnel doivent définir les informations de durabilité, les critères de reporting, les entités, la période, les exclusions, le niveau d’assurance et les utilisateurs prévus. L’objet pourrait être le rapport complet de l’Option A, certaines émissions B3, le tableau des effectifs B8, la déclaration de conformité B1 ou un dossier de données distinct. Chaque choix entraîne une demande d’éléments probants et une conclusion différentes.
En pratique
| Question relative au périmètre | Exemple de décision | Risque si la question reste vague |
|---|---|---|
| Informations couvertes | B3 Scope 1 et Scope 2 fondé sur la localisation, ainsi que la note méthodologique correspondante. | Les lecteurs peuvent supposer que l’intégralité du rapport a fait l’objet d’une assurance. |
| Critères de reporting | Norme volontaire finale 2026, ainsi qu’une méthodologie GES désignée pour l’indicateur. | Aucune base stable pour effectuer les tests ou formuler une conclusion. |
| Entité et période | La société mère et deux filiales, exercice clos le 31 décembre 2026. | Le périmètre ne correspond pas à celui du rapport publié. |
| Niveau | Assurance limitée ou assurance raisonnable, comme convenu conformément à la norme applicable. | La portée de la conclusion est mal comprise. |
| Exclusions | Objectifs prospectifs et certains éléments narratifs hors périmètre. | Le logo/la déclaration d’assurance semble couvrir des assertions exclues. |
| Utilisation prévue | Rapport public ou dossier destiné à un cercle restreint de prêteurs. | La distribution et la formulation peuvent être inappropriées. |
Référentiels pertinents en matière d’assurance et de vérification
La Norme volontaire elle-même ne prescrit pas la norme applicable à la mission externe. Le professionnel doit déterminer la base professionnelle et juridictionnelle appropriée. À la date d’arrêt de la source, la Norme internationale de missions d’assurance en matière de durabilité (ISSA) 5000 de l’IAASB fournit une base mondiale pour l’assurance en matière de durabilité, est conçue pour les missions obligatoires et volontaires et s’applique aux informations communiquées pour les périodes commençant le 15 décembre 2026 ou après cette date, l’application anticipée étant autorisée. Les dates d’adoption juridictionnelles et les équivalents locaux peuvent différer.
ISAE 3000 (Revised) est la norme de l’IAASB applicable aux missions d’assurance autres que les audits ou examens d’informations financières historiques et a historiquement été utilisée pour les missions relatives à la durabilité et à d’autres informations communiquées à l’extérieur. L’applicabilité après la date d’entrée en vigueur de ISSA 5000 devrait être convenue avec le professionnel en s’appuyant sur les orientations actuelles de l’IAASB et sur l’adoption locale. Pour une déclaration de gaz à effet de serre, ISO 14064-3:2019 précise les principes et les exigences et fournit des orientations pour la vérification et la validation. Une vérification ISO spécifique à une métrique n’assure pas automatiquement l’intégralité du rapport établi selon la Norme volontaire.
En pratique
| Référentiel | Utilisation pertinente | Mise en garde |
|---|---|---|
| ISSA 5000 | Assurance en matière de durabilité couvrant différents sujets et référentiels ; missions d’assurance limitée ou raisonnable. | Il faut vérifier le calendrier d’entrée en vigueur, l’application anticipée et l’adoption juridictionnelle. |
| ISAE 3000 (Revised) | Missions d’assurance autres que les audits ou examens d’informations financières historiques. | Discuter de l’applicabilité et de la transition vers ISSA 5000 avec le professionnel et l’autorité de réglementation/l’organisme professionnel local. |
| ISO 14064-3:2019 | Vérification et validation des déclarations de GES relatives à une organisation, un projet ou un produit. | Le périmètre peut être limité à la déclaration relative aux GES et aux critères définis. |
| Préparation / procédures convenues | Travaux de diagnostic ou factuels sans assurance, selon le contrat. | Ne décrivez pas le résultat comme une assurance, sauf si la mission fournit effectivement une conclusion d’assurance. |
Assurance limitée et assurance raisonnable : ne pas les expliquer sous forme de pourcentages
L’assurance limitée et l’assurance raisonnable correspondent à des niveaux de mission différents, avec des procédures et des formes de conclusion différentes. L’assurance raisonnable est le niveau le plus élevé, mais ne constitue pas une assurance absolue. L’assurance limitée est une assurance significative, et non un examen informel. Il est trompeur de traduire l’un ou l’autre niveau en un pourcentage universel d’exactitude ou en une quantité fixe de tests, car les travaux dépendent des risques, de la matérialité, des critères, des éléments probants et du jugement du professionnel.
Rule
EXPLICATION SÛRE
Décrivez le niveau de la mission en utilisant la terminologie et la conclusion figurant dans le rapport du professionnel. N’inventez pas de pourcentage, ne qualifiez pas l’assurance limitée d’« audit partiel » et ne laissez pas entendre que l’assurance raisonnable garantit l’absence de toute erreur.
Une démarche proportionnée pour les PME
Renforcez la revue de la direction. Complétez l’index des informations à fournir, le registre des éléments probants, les rapprochements, la revue des estimations et la validation avant publication.
Réalisez une revue de préparation. Demandez à un réviseur indépendant d’identifier les lacunes concernant les critères, les éléments probants, les périmètres, les contrôles et la formulation avant une mission d’assurance.
Sélectionnez les informations les plus importantes. Envisagez une vérification propre à certaines mesures lorsque la demande des utilisateurs est ciblée, par exemple pour les émissions de GES.
Convenez de la mission. Définissez les critères, l’objet, le niveau, la période, le périmètre, les utilisateurs visés, les livrables et l’accès aux éléments probants.
Remédiez aux insuffisances avant les travaux sur le terrain. Résolvez les affirmations non étayées, les populations sources manquantes, les périmètres incohérents et les exceptions non résolues.
Contrôlez le rapport final. Rapprochez le périmètre et la conclusion du professionnel de chaque référence à l’assurance, de chaque badge et de chaque déclaration figurant dans la publication.
Reportez les éléments au cycle suivant. Conservez les constatations, les demandes d’éléments probants, les ajustements et les améliorations des contrôles pour le prochain cycle de reporting.
Figure 2. Les PME peuvent renforcer la confiance par étapes et s’arrêter au niveau justifié par les besoins des utilisateurs et les risques.
Rule
DEMANDE FICTIVE - NE CONSTITUE PAS UNE LISTE UNIVERSELLE DE PROFESSIONNELS
La demande exacte dépend du périmètre, des critères, des risques, de la matérialité et du niveau de la mission. Cet exemple est une aide à la préparation, et non une présentation des procédures de ISSA 5000.
En pratique
Demande indicative d’éléments probants pour une mission d’assurance volontaire
| Domaine | Demande indicative |
|---|---|
| Base du reporting | Option B1, période de reporting, base individuelle/consolidée, filiales, informations supplémentaires sélectionnées et index final des informations à fournir. |
| Gouvernance | Calendrier d’approbation, matrice des rôles, procès-verbaux de la direction et du conseil d’administration, ainsi que document signé relatif aux responsabilités et aux déclarations. |
| Dictionnaire de données | Définitions, unités, périmètres, méthodes de calcul, politique d’estimation et historique des modifications pour les points de données concernés. |
| Registre des éléments probants | Identifiants des sources, dates d’extraction, responsables, statut de revue, confidentialité et valeurs approuvées pour la population échantillonnée. |
| Énergie et GES | Registres des services publics et des combustibles, sources et versions des facteurs d’émission, périmètre organisationnel, calculs, analyse des estimations et rapprochement avec les données de charges et de production. |
| Effectifs | Population de la paie, méthodologie de décompte des effectifs/ETP, correspondances des contrats, du genre et des pays, registres des accidents, registres de formation et contrôles de confidentialité. |
| Informations narratives | Politiques approuvées, éléments probants relatifs aux initiatives, approbation des objectifs, registres de mise en œuvre et fondement des affirmations relatives à l’efficacité. |
| Applicabilité et omissions | Notes de non-applicabilité, registre restreint du paragraphe 22, analyse juridique et relative à la confidentialité et plan de réévaluation annuel. |
| Cohérence | Renvois aux états financiers, informations transmises aux clients et aux prêteurs, affirmations publiques et explications des différences. |
| Événements postérieurs / corrections | Factures reçues après la clôture, corrections, retraitements, exceptions non résolues et décisions de la direction. |
En pratique
Utiliser une formulation relative à l’assurance qui correspond aux travaux réalisés
| Travaux réalisés | Formulation potentiellement appropriée | Formulations trompeuses à éviter |
|---|---|---|
| Revue interne uniquement | « Le rapport a été examiné et approuvé par la direction dans le cadre du processus interne de reporting de l’entreprise. » | « Vérifié de manière indépendante », « soumis à une mission d’assurance » ou « audité ». |
| Revue externe de l’état de préparation | « Une revue externe de l’état de préparation a été réalisée afin d’identifier les lacunes ; elle n’a pas fourni de conclusion d’assurance. » | « Le rapport a fait l’objet d’une mission d’assurance indépendante. » |
| Vérification des GES uniquement | « La déclaration relative aux émissions de GES de portée 1 et de portée 2 pour le périmètre indiqué a été vérifiée en externe selon [les critères/la norme nommés] ; voir la déclaration du vérificateur. » | « Notre rapport de durabilité est vérifié. » |
| Assurance limitée sur certaines informations publiées | « Une assurance limitée indépendante a été obtenue sur les informations publiées identifiées dans le rapport d’assurance, selon [la norme]. » | Un badge d’assurance couvrant toute la page, sans lien vers le périmètre. |
| Assurance raisonnable sur des informations définies | « Une assurance raisonnable indépendante a été obtenue sur [les informations définies] pour [la période], selon [la norme]. » | « Le rapport est exact à 100% » ou « toutes les allégations relatives à la durabilité sont certifiées ». |
Rule
LIER L’ASSERTION AU RAPPORT DU PROFESSIONNEL
Le rapport public devrait permettre au lecteur de voir quelles informations, quels critères, quelle période, quelle entité, quel niveau et quelles exclusions sont couverts par la conclusion externe. N’élargissez pas le périmètre dans un titre, un logo, une légende de tableau ou une déclaration publiée sur le site web.
Cas hypothétique : assurance sans élargissement excessif du périmètre
Organisation. Alder Packaging Ltd est un fournisseur hypothétique comptant 115 employés. Son principal client demande des émissions de portée 1 et de portée 2 vérifiées de manière indépendante pour établir un score d’approvisionnement. Le conseil d’administration souhaite également avoir confiance dans l’intégralité du rapport Option A, mais aucun contrat n’exige une assurance couvrant l’ensemble du rapport.
Décision. La direction mandate d’abord une revue de l’état de préparation de l’intégralité du rapport. La revue identifie un traitement incohérent de l’énergie des sites loués, une phrase non étayée sur l’efficacité de la politique et des éléments probants incomplets du réviseur concernant les indicateurs relatifs aux effectifs. L’entreprise remédie à ces constatations et maintient l’approbation de la direction sur l’intégralité du rapport.
Intervention externe. Elle mandate ensuite une vérification des GES spécifique aux indicateurs pour le périmètre et la période requis par le client, selon des critères convenus. La déclaration du vérificateur ne couvre que la déclaration relative aux GES. Le rapport public indique que la direction a examiné et approuvé l’intégralité du rapport Option A et identifie séparément les informations relatives aux GES vérifiées, avec une référence directe à la déclaration de vérification.
Pourquoi cette approche est proportionnée. L’intervention répond à la décision réelle du client, évite de laisser entendre qu’une assurance couvre des informations narratives non testées et utilise les résultats de la revue de l’état de préparation pour renforcer le système de reporting plus large en vue d’une future mission d’assurance.
En pratique
Constats courants avant une assurance volontaire
| Constat | Pourquoi c’est important | Mesure corrective |
|---|---|---|
| Absence de critères stables ou de dictionnaire de données | La personne chargée de la revue ne peut pas tester une valeur de manière cohérente lorsque les définitions changent au cours des travaux de vérification. | Figer les définitions, les méthodes, le périmètre et les versions des facteurs avant les tests. |
| Éléments probants rassemblés après la rédaction | Les déclarations publiées ne correspondent pas clairement aux enregistrements sources. | Établir le registre des éléments probants et le registre des déclarations avant la formulation finale. |
| Périmètre de reporting peu clair | Les entités, les sites ou les employés diffèrent d’un indicateur à l’autre sans explication. | Préparer un rapprochement du périmètre pour chaque point de données inclus dans le périmètre. |
| Les estimations ne précisent ni les hypothèses ni l’incertitude | Une valeur calculée ne peut être reproduite ou contestée. | Conserver les sources des données d’entrée, la formule, la justification du proxy, l’incertitude et la revue. |
| Les conclusions de non-applicabilité ne sont pas étayées | Les données manquantes sont dissimulées sous couvert de non-applicabilité. | Réaliser l’évaluation de l’applicabilité au niveau du paragraphe et consigner les éléments probants. |
| Les affirmations narratives excèdent les éléments probants | L’existence d’une politique est présentée comme une performance ou une efficacité démontrée. | Restreindre l’affirmation ou obtenir des éléments probants sur la mise en œuvre ou les résultats. |
| La formulation relative à l’assurance est rédigée par le marketing | La publication élargit le périmètre au-delà du rapport du professionnel chargé de la mission. | Exiger un examen de cohérence, par les fonctions juridique et responsable du reporting ainsi que par le professionnel chargé de la mission, de chaque affirmation externe. |
État de préparation
Liste de contrôle à l’intention du conseil d’administration et de la direction
- Le conseil d’administration comprend que la Norme n’exige généralement pas d’assurance externe.
- Toute exigence distincte de nature contractuelle, émanant d’un prêteur, liée à un appel d’offres ou de nature juridique a été identifiée.
- La direction a approuvé l’option retenue, la base du reporting et l’Index complet des informations à fournir.
- Les informations entrant dans le périmètre, les critères, la période, le périmètre organisationnel et les utilisateurs prévus sont définis avant la mission.
- Le registre des éléments probants, les calculs, les estimations, les décisions d’applicabilité et les éléments documentés au paragraphe 22 sont prêts.
- Les rôles de préparation et d’examen interne sont séparés, ou des contrôles compensatoires sont documentés.
- Les travaux externes choisis sont proportionnés au besoin des utilisateurs : état de préparation, vérification des indicateurs ou assurance formelle.
- La norme applicable au professionnel chargé de la mission ainsi que l’adoption dans la juridiction et la date d’entrée en vigueur sont confirmées.
- La publication utilise le niveau et le périmètre exacts de la mission, avec un lien vers le rapport ou la déclaration externe.
- Les conclusions de l’assurance et les corrections sont conservées pour la mise à jour annuelle.
Conclusion pratique
Une PME peut établir un reporting selon la Norme volontaire de l’UE sans obtenir d’assurance externe. La crédibilité commence par la responsabilité de la direction, des éléments probants contrôlés, des estimations documentées, l’exhaustivité au niveau des paragraphes et une affirmation B1 honnête. Les travaux externes devraient ensuite être choisis parce qu’ils répondent à un besoin réel d’un utilisateur ou à une décision de gestion des risques — et non parce que « assuré » semble plus fort. La déclaration publique la plus sûre est la plus précise : qui a réalisé les travaux, quelles informations ont été couvertes, selon quels critères, pour quelle période et quelle entité, à quel niveau, et où la conclusion peut être consultée.
Un prestataire d’assurance demandera généralement la base et le périmètre du reporting, les approbations de gouvernance, le dictionnaire de données, le registre des éléments probants, les populations sources, les calculs, les estimations, les rapprochements, les omissions et les enregistrements des corrections. La demande exacte dépend de l’objet défini, des critères, de la période et du périmètre de la mission d’assurance ; les éléments probants doivent donc être rassemblés pour les informations effectivement couvertes.
Questions
Questions fréquemment posées
L’assurance externe est-elle obligatoire pour la Norme volontaire de l’UE ?
Une PME peut rendre compte conformément à la Norme volontaire de l’UE sans obtenir d’assurance externe. La crédibilité commence par la responsabilité de la direction, des éléments probants contrôlés, des estimations documentées, l’exhaustivité au niveau du paragraphe et une déclaration B1 sincère.
Quelle est la différence entre une information examinée, vérifiée et soumise à assurance ?
Une vérification ou une mission d’assurance externe peut être choisie volontairement, ou être exigée par un prêteur, un client, un contrat ou une autre disposition légale. Toute formulation publique doit correspondre aux travaux effectivement réalisés : revue interne, vérification externe d’un indicateur défini, ou mission d’assurance indépendante selon un périmètre, des critères, un niveau et une norme indiqués.
La vérification des émissions de GES peut-elle couvrir uniquement certains indicateurs ?
Elle mandate ensuite une vérification des émissions de GES spécifique aux indicateurs, pour le périmètre et la période exigés par le client, selon des critères convenus. La déclaration du vérificateur ne couvre que la déclaration relative aux émissions de GES.
Quand une PME devrait-elle solliciter une mission d’assurance volontaire ?
La décision devrait commencer par les utilisateurs et les risques, et non par la conviction que tout rapport crédible doit faire l’objet d’une mission d’assurance. Pour le premier rapport d’une PME, le renforcement de l’ensemble de données et de la piste d’éléments probants peut créer davantage de valeur que le paiement d’une mission étendue avant que le processus ne soit prêt. Les travaux externes deviennent plus pertinents lorsque les informations influent directement sur le financement, l’éligibilité contractuelle, les déclarations publiques ou une décision à haut risque.
Quels éléments probants un prestataire d’assurance demandera-t-il ?
Un prestataire d’assurance demandera généralement la base et le périmètre du reporting, les approbations de gouvernance, le dictionnaire de données, le registre des éléments probants, les populations sources, les calculs, les estimations, les rapprochements, les omissions et les enregistrements des corrections. La demande exacte dépend de l’objet défini, des critères, de la période et du périmètre de la mission d’assurance ; les éléments probants doivent donc être rassemblés pour les informations effectivement couvertes.
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