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Niveau 2 · Decision guide·ESRS · Disclosure guides

Effets financiers actuels et anticipés au titre des ESRS : guide pratique pour les équipes financières

Comment traduire les risques et opportunités matériels en matière de durabilité en produits, coûts, actifs, passifs, flux de trésorerie, financements et informations qualitatives ou quantitatives associées

À qui s'adresse ce cours A 16-minute read for reporting teams working through Normes thématiques : contenu environnemental, social et de gouvernance, and for reviewers testing whether the evidence behind it holds.

Short answer

The answer, before the reasoning

Les ESRS exigent des équipes financières qu’elles expliquent comment les risques et opportunités matériels ont affecté la situation financière, la performance financière et les flux de trésorerie au cours de la période de reporting ; qu’elles identifient les valeurs comptables exposées à un risque significatif d’ajustement important au cours de la prochaine période annuelle ; et qu’elles décrivent les changements attendus à court, moyen et long terme compte tenu de la stratégie de l’entreprise. Commencez par l’IRO matériel, traduisez-le en facteur opérationnel, associez ce facteur aux produits, coûts, actifs, passifs, flux de trésorerie, accès au financement ou coût du capital, puis déterminez si un montant unique, une fourchette, une quantité non monétaire, un effet combiné ou une information qualitative est utile à la prise de décision.

Un résultat qualitatif exige néanmoins une analyse, l’identification des postes des états financiers concernés, des hypothèses et la raison pour laquelle une quantification n’a pas été fournie.

Note sur le statut technique. Ce guide repose sur C(2026) 5010 final, adopté le 3 July 2026. Au 2 August 2026, la version finale du Journal officiel et toute recommandation de mise en œuvre ultérieure demeuraient des éléments déclencheurs de mise à jour.

Note d’utilisation. L’article explique les exigences d’information en matière de durabilité, et non la comptabilisation ou l’évaluation au titre des normes comptables IFRS ou des PCG nationaux. Les conclusions relatives aux états financiers restent régies par les exigences comptables applicables et le processus d’audit.

Pourquoi le reporting des effets financiers relève du processus de clôture financière

Les effets financiers sont souvent rédigés tardivement sous la forme d’un exercice narratif : la fonction durabilité décrit le risque, la fonction finance vérifie que la formulation ne contredit pas les comptes, puis le rapport indique que l’effet « pourrait être significatif à l’avenir ». Cette approche passe à côté de l’objectif d’ESRS 2 SBM-3. L’information doit relier les risques et opportunités matériels à la situation financière, à la performance financière et aux flux de trésorerie d’une manière qui complète les états financiers et explique la stratégie de l’entreprise.

Un processus crédible utilise la même architecture de planification, de comptabilisation et de contrôle que celle qui sous-tend les budgets, les tests de dépréciation, les provisions, les durées d’utilité, l’allocation des capitaux, la liquidité, le financement et l’analyse de la continuité d’exploitation. Les effets de durabilité ne sont pas tous comptabilisés dans les états financiers et les ESRS ne modifient pas les critères de comptabilisation. Toutefois, les hypothèses et décisions qui sous-tendent les états financiers constituent des éléments probants importants pour les effets actuels et l’orientation attendue des changements futurs.

En pratique

Orientation rapide

Élément Orientation pratique
Effets financiers actuels Informations qualitatives et quantitatives sur la manière dont les risques et opportunités matériels ont affecté la situation financière, la performance financière et les flux de trésorerie au cours de la période de reporting
Risque d’ajustement au cours de la période suivante Risques ou opportunités matériels créant un risque significatif d’ajustement important au cours de la prochaine période annuelle des valeurs comptables des actifs et des passifs
Effets financiers anticipés Changements attendus de la situation financière, de la performance financière et des flux de trésorerie à court, moyen et long terme, compte tenu de la stratégie visant à gérer les risques et opportunités matériels
Allègement quantitatif Disponible lorsque les effets ne sont pas séparément identifiables, que l’incertitude d’évaluation est si élevée que les chiffres ne seraient pas utiles ou que — pour les effets anticipés — les compétences, capacités ou ressources ne sont pas disponibles
Exigé en l’absence de quantification Explication, effets qualitatifs, postes des états financiers concernés et effets quantitatifs combinés, sauf si ceux-ci ne seraient pas non plus utiles
Élément produit par le contrôle Tableau de correspondance IRO-finance, fichier de modèle ou de jugement qualitatif, revue de la connectivité avec les états financiers, registre des hypothèses et validation

Les trois angles d’analyse des effets financiers

1. Effets financiers actuels

Le paragraphe 25 demande de quelle manière les risques et opportunités matériels ont affecté la situation financière, la performance financière et les flux de trésorerie au cours de la période de reporting. Les effets actuels peuvent être des montants comptabilisés, des composantes de montants comptabilisés, des effets opérationnels non comptabilisés ou des conséquences sur les flux de trésorerie.

Les exemples comprennent :

perte de produits due à une interruption de production après un événement climatique physique ;

augmentation des coûts de l’énergie, de l’assurance, de la logistique, des déchets ou de la conformité ;

changements dans la composition des produits ou les prix liés à la demande des clients ;

dépréciation, changements de durée d’utilité ou amortissement accéléré liés au risque de transition ;

provisions ou expositions éventuelles associées à la pollution, aux litiges ou à la remise en état ;

effets sur le fonds de roulement résultant des stocks, des conditions accordées par les fournisseurs ou du comportement des clients ;

frais de financement, conséquences sur les covenants ou changements du coût du capital ;

produits ou marge provenant d’une opportunité liée à la durabilité.

L’information doit éviter les doubles comptabilisations. Une provision pour remise en état et le paiement en trésorerie correspondant au cours de la période peuvent représenter des points de vue différents sur le même effet sous-jacent, et non deux effets distincts à additionner.

2. Risque significatif d’ajustement des valeurs comptables au cours de la période suivante

Le paragraphe 26 porte sur les risques et opportunités matériels pour lesquels il existe un risque significatif d’ajustement important, au cours de la prochaine période annuelle de reporting, des valeurs comptables des actifs ou des passifs. Cela est étroitement lié aux estimations et jugements comptables tels que les hypothèses de dépréciation, les provisions, les durées d’utilité, l’évaluation des stocks et les pertes de crédit attendues.

L’information au titre des ESRS peut incorporer des informations par renvoi lorsqu’elles figurent déjà dans les états financiers. L’état de durabilité doit rendre le lien compréhensible plutôt que reproduire l’intégralité de la note. La fonction finance doit identifier le poste concerné, le facteur de durabilité et l’incertitude ou l’événement susceptible de modifier la valeur comptable.

3. Effets financiers anticipés

Le paragraphe 27 demande de quelle manière la situation financière, la performance financière et les flux de trésorerie devraient évoluer à court, moyen et long terme compte tenu de la stratégie visant à gérer les risques et opportunités matériels. L’analyse prend en compte les plans d’investissement et de cession, la transformation, l’innovation, le retrait d’actifs, les sources de financement prévues et les autres composantes de la stratégie, y compris les plans qui ne font pas encore l’objet d’un engagement contractuel.

Les effets anticipés peuvent comprendre :

composition future des produits et accès au marché ;

trajectoire des coûts d’exploitation ;

dépenses d’investissement et retrait d’actifs ;

besoins de financement, liquidité et structure de financement ;

changements de la valeur des actifs, des durées d’utilité ou de la stratégie de localisation ;

passifs et dépenses de remise en état ;

coût du capital, disponibilité de l’assurance ou conditions de crédit ;

croissance des produits liée aux opportunités ou économies d’efficacité.

Les estimations peuvent changer à mesure que de nouvelles informations deviennent connues. Une révision ultérieure ne constitue pas nécessairement une erreur de reporting lorsque l’estimation initiale utilisait les informations raisonnablement disponibles à ce moment-là.

Figure 1. Le pont financier passe d’un IRO matériel aux facteurs opérationnels, aux effets financiers et au reporting associé.

La méthode de correspondance entre les IRO et la finance

Étape 1. Commencer par l’IRO matériel approuvé

Le processus financier ne doit pas créer une liste distincte de risques ESG génériques. Utilisez le registre des IRO approuvé, comprenant le thème, l’impact ou la dépendance, la description du risque ou de l’opportunité, la localisation ou le segment d’activité, l’horizon temporel et la justification de la matérialité.

Un impact matériel ne produit pas automatiquement un effet financier matériel, mais il peut générer un risque ou une opportunité. Une dépendance à l’égard d’une ressource peut créer des effets financiers sans impact identifié de même nature. La fonction finance doit préserver ces distinctions dans la mise en correspondance.

Étape 2. Identifier le canal de transmission

Traduisez l’IRO en un ou plusieurs facteurs opérationnels :

prix ou tarif ;

volume des ventes et composition des produits ;

capacité, temps d’arrêt ou rendement ;

disponibilité ou qualité des intrants ;

disponibilité, productivité ou fidélisation de la main-d’œuvre ;

condition de conformité, permis ou accès au marché ;

conditions applicables aux clients, aux fournisseurs ou au financement ;

besoin en capital ou retrait d’actifs ;

litige, remise en état ou indemnisation ;

marque, permis d’exploiter ou demande.

Le facteur doit être suffisamment précis pour être relié à une ligne budgétaire ou à une mesure opérationnelle. « Le risque climatique affecte l’activité » n’est pas un canal de transmission ; « l’exposition aux inondations pourrait interrompre 18% de la capacité de production et augmenter les coûts de stocks et de fret » en est un.

Étape 3. Associer aux catégories des états financiers et de la planification

Pour chaque facteur, identifiez les éléments concernés :

poste de produits, segment ou hypothèse de volume ;

catégorie de charges d’exploitation ;

plan de dépenses d’investissement ou de cession ;

catégorie d’actifs, unité génératrice de trésorerie ou durée d’utilité ;

passif, provision ou exposition éventuelle ;

stocks ou fonds de roulement ;

flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles, d’investissement ou de financement ;

liquidité, covenant, notation de crédit ou coût du capital ;

ressource ou dépendance non comptabilisée qui influence les flux de trésorerie futurs.

Étape 4. Déterminer les angles actuel, de la période suivante et anticipé

Le même IRO peut produire les trois. Une inondation peut avoir entraîné un coût actuel de réparation, créer un risque de dépréciation au cours de la période suivante et nécessiter des dépenses d’investissement anticipées pour une relocalisation. Gardez les angles distincts afin d’éviter de mélanger les effets réalisés et prévisionnels.

Étape 5. Sélectionner la forme de l’information

Les résultats possibles comprennent :

un montant ou une composante comptabilisé ;

un montant estimé unique ;

une fourchette ;

une quantité non monétaire, telle que la capacité, les produits ou les salariés concernés ;

un effet financier combiné avec d’autres facteurs ;

des informations qualitatives avec les postes concernés et les effets directionnels.

Étape 6. Relier aux hypothèses stratégiques et financières

Rapprochez les informations des budgets, prévisions, plans stratégiques, modèles de dépréciation, provisions, autorisations de dépenses d’investissement, plans de trésorerie et scénarios de risque. Expliquez les différences de périmètre, d’horizon temporel ou d’hypothèses de scénario plutôt que de forcer une égalité artificielle.

Choix entre informations quantitatives et qualitatives

Figure 2. La quantification est privilégiée lorsqu’elle est utile, mais les ESRS prévoient des résultats encadrés pour les effets indissociables, l’incertitude très élevée et la capacité limitée concernant les effets anticipés.

Quand des informations quantitatives sont attendues

La quantification est normalement utile lorsque l’effet est séparément identifiable, que les hypothèses matérielles peuvent être étayées et qu’un chiffre ou une fourchette améliorerait la compréhension de l’utilisateur. Elle peut reposer sur des montants comptabilisés, des estimations de la direction, des effets modélisés, des quantités non monétaires ou des fourchettes de scénarios encadrées.

Lorsque le test de l’identification séparée n’est pas satisfait

Un risque lié à la durabilité peut interagir avec les prix des matières premières, les taux d’intérêt, la demande des clients et l’inflation générale d’une manière qui ne peut pas être séparée de façon fiable. L’équipe doit documenter la décomposition tentée et expliquer pourquoi l’effet ne peut pas être isolé. Elle doit néanmoins identifier les postes concernés et examiner les effets quantitatifs combinés.

Lorsque l’incertitude d’évaluation est trop élevée

Le seuil n’est pas simplement « il existe une incertitude ». Les ESRS reconnaissent que des estimations assorties d’une incertitude élevée peuvent rester utiles. La question est de savoir si l’incertitude est si élevée que les informations quantitatives qui en résultent ne seraient pas utiles. Des fourchettes, analyses de sensibilité, bandes de scénarios ou informations non monétaires doivent être envisagées avant de conclure que la quantification n’est pas utile.

Lorsque la capacité à produire des effets anticipés n’est pas disponible

Pour les effets anticipés, le paragraphe 29 prévoit un allègement lorsque l’entreprise ne dispose pas des compétences, capacités ou ressources nécessaires pour quantifier. Le dossier doit identifier la capacité manquante, expliquer pourquoi elle n’a pas pu être obtenue de manière proportionnée, préciser quelle analyse qualitative a été réalisée et comment la capacité s’améliorera. Cet allègement ne doit pas être utilisé pour éviter l’analyse des effets financiers actuels.

Ce qui doit être fourni lorsque les chiffres sont omis

Le paragraphe 31 exige de l’entreprise qu’elle :

explique pourquoi les informations quantitatives n’ont pas été fournies ;

fournisse des informations qualitatives, y compris les postes, totaux et sous-totaux des états financiers susceptibles d’être affectés ou déjà affectés ; et

fournisse des informations quantitatives sur les effets combinés avec d’autres risques, opportunités et facteurs, sauf si ces informations combinées ne seraient pas non plus utiles.

Une information qualitative constitue ainsi un résultat analytique, et non un espace réservé.

Modèle de cartographie financière

Le classeur joint comprend une feuille IRO-TO-FINANCE. Les champs suggérés sont les suivants :

En pratique

Champ Objet
Identifiant et thème de l’IRO Préserver la traçabilité jusqu’à la double matérialité
Risque ou opportunité Énoncer l’événement ou la condition pertinent(e) pour la finance
Lien avec l’impact ou la dépendance Expliquer l’origine du risque ou de l’opportunité
Unité opérationnelle, zone géographique, actif ou étape de la chaîne de valeur Définir l’exposition et le niveau d’agrégation
Horizon temporel Court, moyen et long terme conformes aux définitions des ESRS ou alternative justifiée
Canal de transmission Prix, volume, capacité, intrant, conformité, dépenses d’investissement, financement ou autre facteur
Effet actuel Montant, fourchette, sens ou effet qualitatif au cours de la période
Valeur comptable de la période suivante Poste d’actif ou de passif et risque d’ajustement
Effet anticipé Sens, montant/fourchette ou changement qualitatif attendu
Lien avec les états financiers Note, poste, total ou sous-total ; emplacement de l’incorporation par référence
Lien avec le budget / les prévisions Modèle, scénario, version et responsable
État de la quantification Montant unique, fourchette, non monétaire, combiné ou qualitatif
Justification de l’allègement Identifiable séparément, incertitude, capacité ou sans objet
Hypothèses significatives Prix, volumes, taux d’actualisation, politiques, technologies, calendrier et dépendances
Contrôles et éléments probants Rapprochement, revue du modèle, analyse de sensibilité, approbation et conservation
Emplacement de l’information publiée Section finale de l’état de durabilité et renvoi croisé

Processus pratique de clôture d’exercice

Mois 1–3 : établir le rapprochement avant la clôture

Cartographier les IRO significatifs par rapport aux facteurs opérationnels et aux responsables financiers. Aligner les horizons temporels et identifier les données déjà utilisées dans la planification, la comptabilité et la gestion des risques. Ne pas attendre les montants définitifs publiés.

Mois 4–6 : définir les modèles et les éléments probants qualitatifs

Sélectionner les méthodes de quantification, les fourchettes et les scénarios. Pour les effets susceptibles de rester qualitatifs, identifier les postes des états financiers concernés et préparer les éléments probants nécessaires au test de l’allègement. Relier les actions en matière de capital aux sources de financement.

Mois 7–9 : clôture à blanc et mise à l’épreuve

Effectuer un calcul à blanc à l’aide des prévisions actuelles et des données opérationnelles. Rapprocher les résultats avec les totaux financiers. Examiner de manière critique les doubles comptages, les différences de périmètre, la cohérence des scénarios et le risque de confondre les effets actuels avec les effets anticipés.

Mois 10–11 : mise à jour de fin d’exercice

Actualiser les effets actuels réels, les valeurs comptables et les hypothèses. Examiner les événements postérieurs à la période de reporting. Confirmer s’il existe un risque significatif d’ajustement au cours de la période suivante et si les informations correspondantes des états financiers peuvent être incorporées par renvoi.

Mois 12 : publication de l’information et validation finale

Préparer les explications narratives, les montants, les fourchettes et les liens avec les postes. Obtenir, s’il y a lieu, les approbations des fonctions FP&A, de la doctrine comptable, de la trésorerie, de la fiscalité, des risques et de la durabilité. Fournir au conseil d’administration ou au comité d’audit une vue concise des jugements importants, des limitations et des incohérences.

Exemple hypothétique : risque de transition au sein d’un groupe industriel

Contexte. Northport Materials exploite trois usines à haute température. Un risque de transition significatif découle de l’exposition au prix du carbone et de la demande des clients pour des matériaux à plus faibles émissions. Le groupe a approuvé un programme d’électrification pour une usine, mais ne s’est pas engagé pour les deux autres.

Effets actuels. Au cours de la période de reporting, le groupe a supporté £8–£11 millions de coûts opérationnels supplémentaires liés à l’énergie et au carbone par rapport à ses hypothèses de planification de référence. La fourchette reflète la répartition entre l’évolution générale des prix de l’énergie et la composante liée aux politiques publiques. Le chiffre d’affaires provenant des produits à plus faibles émissions a augmenté, mais la contribution à la marge ne peut pas être identifiée séparément de l’assortiment de produits et de la demande du marché.

Risque d’ajustement au cours de la période suivante. Une ligne de production alimentée au gaz est exposée à un risque significatif d’ajustement important de sa valeur comptable au cours de la prochaine période annuelle si la conversion des clients s’accélère ou si la trajectoire des permis évolue. Les états financiers décrivent la sensibilité clé en matière de dépréciation. L’état de durabilité renvoie à cette note et explique le facteur de transition.

Effets anticipés. Le projet d’électrification approuvé devrait accroître les dépenses d’investissement et les sorties de trésorerie liées au financement à moyen terme, réduire les coûts opérationnels liés à l’énergie et au carbone après sa mise en service et prolonger la durée d’utilité de l’usine convertie. Pour les autres usines, le groupe fournit des effets qualitatifs directionnels, car le choix technologique et le calendrier ne sont pas suffisamment avancés pour permettre une estimation autonome utile à la prise de décision. Il identifie les postes des immobilisations corporelles, des coûts opérationnels et du financement qui seraient probablement affectés.

Contrôles. La fonction finance utilise le modèle de dépenses d’investissement approuvé, les scénarios de prix de l’énergie, les hypothèses de prix du carbone et les prévisions de demande de produits. La fonction durabilité valide le lien avec le plan de transition. La trésorerie confirme les hypothèses de financement. La doctrine comptable examine le lien avec les jugements relatifs à la dépréciation et à la durée d’utilité.

Limitations. Le groupe explique que la fourchette ne constitue pas une prévision de l’évolution totale des prix de l’énergie et que les effets anticipés peuvent évoluer en fonction de la technologie, des politiques publiques et de la demande des clients.

Information publiée à titre illustratif avec annotations

Annotation 1 — effet actuel. La fourchette est liée à la période de reporting et à l’incertitude relative à sa séparation.

Annotation 2 — risque au cours de la période suivante. Le poste de la valeur comptable et le facteur déclencheur sont identifiés, avec un renvoi aux états financiers.

Annotation 3 — effets anticipés. La stratégie, les dépenses d’investissement, le financement et l’orientation des coûts opérationnels sont reliés entre les différents horizons temporels.

Annotation 4 — allègement qualitatif. L’information publiée explique pourquoi la quantification n’est pas utile et identifie les postes concernés plutôt que d’indiquer « non disponible ».

Annotation 5 — facteur déclencheur de la mise à jour. La prochaine décision qui améliorera la quantification est indiquée.

Hypothetical scenario

Formulation illustrative — à adapter aux faits, à la base comptable et aux exigences définitives

« Le risque de transition significatif du groupe a affecté les coûts opérationnels actuels par l’intermédiaire des dépenses liées à l’énergie et au carbone. La direction estime que £8–£11 millions de l’augmentation d’une période à l’autre sont liés aux facteurs de transition identifiés ; la fourchette reflète l’incertitude relative à la séparation de ces facteurs des évolutions plus larges du marché de l’énergie. Le risque affecte également les immobilisations corporelles. Une ligne de production est exposée à un risque significatif d’ajustement important de sa valeur comptable au cours de la prochaine période annuelle si les hypothèses relatives à la conversion des clients ou aux permis utilisées dans l’évaluation de la dépréciation évoluent ; des informations complémentaires sont incorporées par renvoi à la Note X des états financiers. À moyen terme, le programme d’électrification approuvé devrait accroître les sorties de trésorerie liées aux investissements et au financement avant de réduire les coûts de l’énergie et du carbone et de prolonger la durée d’utilité de l’usine convertie. Aucun effet anticipé quantitatif n’a été fourni pour deux autres usines, car les décisions relatives à la technologie et au calendrier ne sont pas suffisamment avancées pour produire des montants autonomes utiles. Les principaux postes concernés sont les immobilisations corporelles, les coûts de l’énergie et de la conformité, les amortissements et les flux de trésorerie liés au financement. Le groupe mettra à jour l’analyse lorsque les décisions d’investissement seront approuvées. »

Illustrative only. It shows how the decision is made, not wording that can be copied or relied on.

En pratique

Information publiée sur les effets financiers : formulation faible ou plus solide

Formulation faible Formulation plus utile à la prise de décision
« Le changement climatique peut affecter notre performance financière. » Identifie le risque significatif, le canal de transmission, les postes concernés, l’horizon temporel et l’orientation
« Les effets financiers ne sont pas quantifiables. » Applique le test spécifique d’allègement, explique pourquoi, fournit les effets qualitatifs et les informations combinées lorsqu’elles sont utiles
« £20 millions d’investissement dans la durabilité » Distingue les dépenses d’investissement, les dépenses opérationnelles, le financement, la période et le lien avec un IRO ou une action significatifs
« Les comptes couvrent déjà ce sujet. » Utilise l’incorporation par renvoi et explique le facteur de durabilité ainsi que le lien
« Les effets futurs dépendent de nombreux facteurs. » Indique les hypothèses significatives, la fourchette ou les scénarios ainsi que les facteurs de sensibilité
Ajoute tous les coûts et sorties de trésorerie liés au climat Élimine les doubles comptages et distingue les perspectives de la situation financière, de la performance et des flux de trésorerie

En pratique

Erreurs courantes et corrections

Erreur Pourquoi c’est important Correction
Commencer par les postes des états financiers plutôt que par les IRO Des facteurs de durabilité importants peuvent être omis Commencer par le registre des IRO approuvé et les canaux de transmission
Ne déclarer que les montants comptables comptabilisés Les effets anticipés et non comptabilisés sont omis Inclure les éléments probants concernant la planification, la stratégie, les dépendances et les flux de trésorerie futurs
Mélanger les effets actuels et anticipés Les utilisateurs ne peuvent pas distinguer le changement réalisé du changement attendu Maintenir des champs et des horizons temporels distincts
Affirmer que les effets ne sont pas identifiables séparément sans analyse L’allègement n’est pas étayé Documenter les tentatives de décomposition et les effets combinés
Considérer toute incertitude comme une raison de ne pas quantifier Les fourchettes utiles et la sensibilité sont perdues Vérifier si l’incertitude rend véritablement les informations inutiles
Ignorer l’accès au financement et le coût du capital La définition de la matérialité financière est incomplète Inclure les voies de transmission par la trésorerie, les prêteurs, la notation et les clauses financières
Utiliser un plan de dépenses d’investissement (capex) non approuvé comme s’il était engagé Surestime le degré de maturité et de certitude Décrire le statut, les hypothèses et la nature non contractuelle
Ne pas rapprocher les données des budgets et des comptes Des contradictions et des constatations d’assurance surviennent Établir un contrôle des versions par la fonction finance et un rapprochement avec les postes
Répéter un allègement qualitatif sans améliorer les capacités Affaiblit la crédibilité au fil du temps Suivre les capacités, les ressources et le plan de développement des modèles

Myth

« Les effets financiers consistent à copier les montants des dépréciations, des provisions et des dépenses d’investissement figurant dans les états financiers. »

Reality

Les montants des états financiers constituent des éléments probants importants, mais les ESRS demandent d’examiner l’interaction des risques et opportunités importants avec la situation financière, la performance financière et les flux de trésorerie, sur les horizons temporels actuels et futurs. L’analyse couvre également les effets qui ne sont pas encore comptabilisés, les dépendances du modèle économique, l’accès au financement, le coût du capital, les investissements planifiés et les effets qualitatifs. La comptabilisation et l’évaluation restent régies par les normes comptables applicables.

Préparation

Liste de contrôle de l’équipe financière

  • Chaque risque et opportunité important dispose d’un responsable au sein de l’équipe financière et d’un canal de transmission.
  • Les effets actuels sont distingués des effets anticipés.
  • Les risques d’ajustement important de la valeur comptable au cours de la période suivante sont identifiés.
  • Les produits, coûts, actifs, passifs, flux de trésorerie, l’accès au financement et le coût du capital ont été pris en considération.
  • Les périmètres et les horizons temporels sont rapprochés, ou les différences sont expliquées.
  • Les montants comptabilisés sont rapprochés des états financiers ou de comptes de gestion contrôlés.
  • Les effets non comptabilisés sont rapprochés des budgets, des prévisions ou des modèles stratégiques.
  • Le double comptage a fait l’objet d’un examen critique.
  • La forme de quantification — montant, fourchette, non monétaire, combinée ou qualitative — est documentée.
  • Tout allègement satisfait à la condition d’identifiabilité séparée, d’incertitude ou de capacité.
  • Les postes des états financiers affectés sont identifiés lorsque les chiffres ne sont pas fournis.
  • Les hypothèses importantes et les sensibilités sont transparentes.
  • Les plans et les sources de financement sont pris en considération.
  • L’incorporation par référence est précise et compréhensible.
  • Les approbations des fonctions finance, durabilité, risques et gouvernance sont conservées.

Foire aux questions

Les effets financiers actuels doivent-ils être égaux aux montants présentés dans les états financiers ?

Pas nécessairement. Ils peuvent inclure des composantes de montants comptabilisés, des estimations de la direction ou des effets opérationnels, mais les liens et les différences devraient être clairs. La comptabilisation et l’évaluation dans les états financiers restent régies par les normes comptables applicables.

Les effets anticipés peuvent-ils être présentés sous forme de fourchette ?

Oui. Le paragraphe 32 autorise les montants uniques ou les fourchettes. La fourchette devrait reposer sur un scénario, une période, des hypothèses et une interprétation définis.

Que faire si un risque ne peut pas être séparé de l’inflation ou des prix des matières premières ?

Documenter pourquoi la composante de durabilité n’est pas identifiable séparément, fournir les effets qualitatifs et les postes affectés, et quantifier les effets combinés sauf si ces informations ne seraient pas utiles.

L’allègement lié aux capacités s’applique-t-il aux effets actuels ?

L’allègement relatif aux compétences, capacités ou ressources spécifiques prévu au paragraphe 29 concerne les effets financiers anticipés. Les effets actuels doivent néanmoins satisfaire aux tests du paragraphe 28 lorsqu’aucune quantification n’est fournie.

L’état de durabilité peut-il renvoyer aux états financiers ?

Oui, lorsque les informations incorporées satisfont aux conditions d’incorporation par référence des ESRS et que le renvoi permet aux utilisateurs de localiser et de comprendre les informations. Le facteur de durabilité et le lien devraient néanmoins rester clairs.

Questions

Questions fréquemment posées

Les montants doivent-ils correspondre aux comptes ?

Ils peuvent inclure des composantes de montants comptabilisés, des estimations de la direction ou des effets opérationnels, mais les liens et les différences devraient être clairs. La comptabilisation et l’évaluation dans les états financiers restent régies par les normes comptables applicables.

Peut-on utiliser des fourchettes ?

Le paragraphe 32 autorise les montants uniques ou les fourchettes. La fourchette devrait reposer sur un scénario, une période, des hypothèses et une interprétation définis.

Que faire si les effets sont indissociables ?

Un risque lié à la durabilité peut interagir avec les prix des matières premières, les taux d’intérêt, la demande des clients et l’inflation générale d’une manière qui ne peut pas être séparée de façon fiable. L’équipe devrait documenter la décomposition tentée et expliquer pourquoi l’effet ne peut pas être isolé. Elle devrait néanmoins identifier les postes affectés et envisager les effets combinés quantitatifs.

L’allègement lié aux capacités couvre-t-il les effets actuels ?

L’allègement relatif aux compétences, capacités ou ressources spécifiques prévu au paragraphe 29 concerne les effets financiers anticipés. Les effets actuels doivent néanmoins satisfaire aux tests du paragraphe 28 lorsqu’aucune quantification n’est fournie.

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