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17 Mar 2026
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Le marché carbone de l’Accord de Paris approuve ses premiers crédits

La première approbation au titre de l’article 6.4 concrétise le marché carbone de l’Accord de Paris.

Paris Agreement_credits

UN Climate Change a annoncé la première approbation de crédits en vue de leur émission dans le cadre du marché carbone de l’ONU créé par l’Accord de Paris. C’est à ce moment que le Mécanisme d’octroi de crédits de l’Accord de Paris (PACM) commence à fonctionner concrètement, rendant ses règles relatives au volume des crédits, à leur utilisation et à leur intégrité pertinentes dans le contexte d’une transaction réelle.

La première émission en vertu de l’article 6.4

La première activité approuvée pour émission est un projet de cuisson propre au Myanmar, fondé sur la distribution de cuisinières efficaces. UN Climate Change indique que le projet est conçu pour réduire la pollution atmosphérique nocive dans les ménages et atténuer la pression exercée sur les forêts locales. L’activité est coordonnée avec des participants autorisés par la République de Corée.

Selon l’accord décrit dans la source, certains crédits pourront être transférés à des entités coréennes afin d’être utilisés dans le Système d’échange de quotas d’émission de la Corée et pourront être comptabilisés au titre de la contribution déterminée au niveau national de la République de Corée (NDC). Le solde est destiné à la propre NDC du Myanmar.

UN Climate Change décrit le mécanisme d’attribution de crédits de l’Accord de Paris (PACM), au titre de l’article 6.4 de l’Accord de Paris, comme un mécanisme d’attribution de crédits carbone destiné à soutenir des réductions d’émissions vérifiables, à mobiliser des financements et à permettre la coopération entre les pays et les autres acteurs. L’organe de supervision de l’article 6.4 élabore et supervise les exigences et les processus nécessaires au fonctionnement du mécanisme, notamment les méthodologies, l’enregistrement, l’accréditation des organismes de vérification tiers et le registre de l’article 6.4.

Le rapport de réunion joint situe cette première approbation dans le cadre d’un programme plus vaste de travaux de gouvernance et d’infrastructure. Lors de sa vingtième réunion en février 2026, l’Organe de supervision a révisé la procédure de transition applicable aux activités relevant du Mécanisme pour un développement propre (MDP), adopté deux outils méthodologiques, arrêté son 2026 calendrier des réunions et fixé l’ordre du jour provisoire de sa vingt et unième réunion en mai 2026.

Périmètre du projet, portefeuille de transition et calendrier de la transition

Pour l’instant, le périmètre immédiat se limite à une activité de cuisson propre au Myanmar. Le portefeuille plus large de projets en transition est bien plus vaste. UN Climate Change indique que plus de 165 projets approuvés par la Partie hôte sont transférés du CDM vers le PACM dans des secteurs tels que la gestion des déchets, l’énergie, l’industrie et l’agriculture.

La méthodologie est un élément central de l’importance de cette première approbation. Le projet avait auparavant reçu une délivrance provisoire au titre du CDM, mais le processus relevant de l’article 6.4 a utilisé des valeurs actualisées et des calculs plus prudents. Selon la source, cela a produit un volume crédité inférieur d’environ 40% à celui obtenu dans le cadre du CDM, et a été présenté comme étant davantage conforme aux exigences d’intégrité environnementale ainsi qu’aux données scientifiques et aux informations actuelles.

Le cadre de transition est lui aussi encore en cours d’ajustement. L’Organe de supervision a révisé la « Procédure: transition des activités du CDM vers le mécanisme relevant de l’article 6.4 » afin de tenir compte d’une décision prolongeant jusqu’au 30 juin 2026 le délai imparti à une autorité nationale désignée au titre de l’article 6.4 d’une Partie hôte du CDM pour soumettre l’approbation de la transition. Le délai imparti pour les documents révisés ou corrigés après le contrôle d’exhaustivité effectué par le secrétariat a également été porté à sept jours pour les activités appliquant une nouvelle méthodologie relevant de l’article 6.4 lors de la transition.

Le rapport fixe une limite supplémentaire lorsqu’il n’existe aucune méthodologie applicable au titre de l’article 6.4. Dans ces circonstances, le promoteur du projet peut continuer à surveiller les paramètres pertinents afin d’assurer la continuité du suivi, mais cela ne permet pas de maintenir l’applicabilité d’une méthodologie du CDM au-delà de la première des deux échéances suivantes: l’expiration de la période de crédit ou le 31 décembre 2025. Cela ne crée pas non plus de droit ni de garantie concernant la délivrance de crédits pour cette période.

Conclusions

Le point immédiat à surveiller est de savoir si la première approbation franchit le délai de recours de 14 jours. Au-delà, l’attention devrait probablement rester centrée sur le portefeuille de projets de transition ainsi que sur les travaux futurs de l’Organe de supervision concernant les méthodologies, les processus de registre et les infrastructures connexes.

L’essentiel à retenir est que l’article 6.4 a franchi une étape opérationnelle importante, tandis que certains éléments de son cadre procédural et méthodologique sont encore en cours d’élaboration. Le point essentiel n’est pas seulement que des crédits existent désormais dans le cadre du mécanisme, mais aussi que leur statut, leur méthodologie et leur contexte d’autorisation restent déterminants.

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