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Niveau 2 · Explainer·UAE FDL 11 / 2024 · Disclosure guides

Le droit climatique des ÉAU expliqué : décret-loi fédéral n° 11 de 2024 et mesures à prendre par les entreprises

Guide pratique des objectifs, des Sources, de l’Article 6 relatif à la MRV, de l’atténuation, de l’adaptation, de la gouvernance, des mécanismes carbone, des sanctions et de la préparation

À qui s'adresse ce cours A 9-minute read for reporting teams working through Désignation, seuils et périmètre de déclaration, and for reviewers testing whether the evidence behind it holds.

Passeport publié

Current as at 11 août 2026
RK Révisé par Dr Ross KurinkoLinkedIn Strategic ESG Advisor · IFRS S1 & S2 / GRI / ESRS expert GRI Certified Global Trainer · PhD, University of Cambridge · ESG-AI expert 15+ years on FTSE 100 & Fortune Global 500 disclosures Canary Wharf, London Support pédagogique LRA · Non publié ni approuvé par MOCCAE

Edition written against

Status limitation. Technical status. Checked on 2 August 2026. Federal Decree-Law No. (11) of 2024 is …

Publié(e)

14 Aoû 2026

Knowledge Hub guide

Dernière révision

11 Aoû 2026

Short answer

The answer, before the reasoning

Le décret-loi fédéral n° (11) de 2024 établit un cadre climatique fédéral contraignant dans l’ensemble des ÉAU, y compris les zones franches. Il s’applique largement aux « Sources » émettrices de gaz à effet de serre, mais les obligations spécifiques de mesure, de déclaration et de vérification prévues à l’Article 6 s’appliquent aux Sources désignées par le ministère du Changement climatique et de l’Environnement et par l’autorité compétente.

Les entreprises devraient donc mener deux actions en parallèle : tenir un dossier maîtrisé relatif à l’applicabilité et à la désignation, et mettre en place un système d’émissions prêt pour la MRV, pouvant être rapidement aligné sur les instructions en vigueur de l’autorité.

RÉPONDRE · EXPLIQUER · APPLIQUER · ÉTAYER · RELIER · PUBLIER

Repères rapides

Repères rapides

S’applique à
Les personnes morales publiques et privées ainsi que les entreprises individuelles dont les opérations ou activités aux ÉAU rejettent des gaz à effet de serre, y compris les opérations menées dans les zones franches.
Décision principale
Déterminer si l’entreprise est une Source, s’il existe des éléments probants de désignation au titre de l’Article 6, et quelles instructions de l’autorité s’appliquent.
Source principale
Décret-loi fédéral n° (11) de 2024, en particulier les Articles 1-8, 10 et 14-18.
Confusion courante
Considérer le texte comme un cadre ESG soit purement volontaire, soit comme un formulaire national unique à déposer selon une échéance universelle unique.

Dans ce guide

Pourquoi ce texte modifie le débat climatique des entreprises

Les cinq objectifs du décret-loi

Qui est une Source — et pourquoi cela ne constitue pas toute la réponse

Ce que l’Article 6 exige d’une Source désignée

L’atténuation, l’adaptation et l’architecture plus large de la gouvernance

Les mécanismes carbone et le Registre national

L’application et les sanctions

État actuel de la mise en œuvre

Une séquence de préparation en dix étapes

Exemple hypothétique : un opérateur diversifié aux ÉAU

Réponse d’entreprise faible ou plus solide

Erreurs et mythes courants

Liste de contrôle de la préparation du conseil d’administration et de la direction

Pourquoi ce texte modifie le débat climatique des entreprises

Le décret-loi fait passer la gouvernance climatique au-delà des simples déclarations stratégiques. Il établit un cadre légal pour gérer les émissions de gaz à effet de serre, renforcer la résilience climatique, recueillir et partager les informations climatiques, soutenir les rapports nationaux et internationaux et permettre l’application de la loi. Pour une entreprise, la conséquence pratique la plus immédiate n’est pas l’obligation de publier un rapport climatique soigné. Il s’agit de savoir où les émissions sont générées, quelle autorité contrôle les opérations concernées, si la Source a été déterminée aux fins de l’Article 6 et si les données sous-jacentes peuvent résister à un contrôle réglementaire.

La loi repose délibérément sur un cadre. Elle attribue des responsabilités au ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE), aux autorités compétentes et à d’autres entités, tout en laissant des détails opérationnels importants — critères de désignation, méthodes, formulaires, cycles de déclaration, modalités de vérification et mesures de réduction — aux résolutions et aux instructions des autorités. Cette architecture fait du contrôle des mises à jour un élément de la conformité.

Figure 1. La loi établit une séquence allant du cadre fédéral au périmètre de la Source, au déclencheur de l’Article 6, au MRV et à l’application de la loi.

Les cinq objectifs du décret-loi

L’Article 2 définit un objectif général de politique publique et de gouvernance. La loi vise à gérer les émissions dans l’État afin que les ÉAU contribuent efficacement à l’atténuation du changement climatique et à la neutralité climatique à l’échelle internationale ; à renforcer la capacité des écosystèmes, des secteurs économiques et de la société à s’adapter ; à soutenir l’innovation, la recherche, les technologies modernes, la participation du secteur privé et la coopération internationale ; à faciliter l’échange de données climatiques ; et à aligner l’action climatique nationale et locale sur le développement durable, l’économie verte et circulaire, la diversification économique et la compétitivité mondiale.

En pratique

Objectif Incidence pour l’entreprise
Gérer les émissions Il faut s’attendre à une mesure des émissions, à des inventaires, à des mesures de réduction et à des demandes de données réglementaires plus structurés.
Renforcer l’adaptation Les risques climatiques peuvent affecter la planification opérationnelle, les infrastructures, la continuité, la sécurité et les mesures de résilience propres au secteur.
Soutenir l’innovation Les technologies bas carbone, la recherche, l’énergie propre et l’efficacité énergétique peuvent devenir à la fois des outils de conformité et des priorités d’investissement.
Améliorer le partage des données La propriété, la cohérence, la conservation et l’accès des autorités aux données deviennent des questions de gouvernance, et non plus seulement des tâches des équipes chargées du développement durable.
Aligner le développement et la compétitivité La conformité climatique peut de plus en plus interagir avec les permis, le financement, les achats et l’accès au marché.

Qu’est-ce qu’une Source — et pourquoi cela ne suffit pas

L’Article 1 définit les Sources par référence aux personnes morales de droit public et privé et aux entreprises individuelles dont les opérations ou activités entraînent le rejet de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’Article 3 applique le décret-loi à toutes les Sources dans l’État, y compris dans les zones franches. La loi ne définit pas le périmètre au moyen d’un critère fondé sur la cotation, le chiffre d’affaires ou le nombre de salariés.

Ce large périmètre des Sources ne doit pas être assimilé au déclencheur plus restreint de l’Article 6. L’Article 6 concerne les Sources déterminées par le MOCCAE et l’autorité compétente, en coordination avec l’entité concernée. Une entreprise peut donc relever du périmètre général de la loi alors que l’obligation précise de mesurer et de déposer des déclarations dépend encore de la désignation et des instructions d’application.

Ce que l’Article 6 exige d’une Source déterminée

L’Article 6 est intitulé Mesure, déclaration et vérification. Les principales obligations de l’entreprise consistent à mesurer régulièrement les émissions issues des activités, à préparer un inventaire des émissions, à soumettre des rapports périodiques conformément aux normes spécifiées par le MOCCAE ou l’autorité compétente, à prendre des mesures pour réduire les émissions conformément aux résolutions pertinentes, à soumettre des données sur les émissions et les mesures de réduction — y compris les mesures prévues et les résultats de réduction attendus — et à conserver les relevés des quantités d’émissions mesurées pendant cinq ans à compter de chaque analyse.

Le décret-loi lui-même ne prescrit pas un format universel unique de déclaration selon Scope 1, Scope 2 et Scope 3.

Il ne fixe pas une période de déclaration ni une date de soumission uniques pour chaque Source.

Il ne fait pas d’un rapport volontaire de développement durable un substitut au formulaire ou au portail approuvé par l’autorité.

Les exigences de vérification et l’accréditation des vérificateurs peuvent être définies dans le cadre du dispositif applicable ; elles doivent être vérifiées pour le cycle concerné.

Atténuation, adaptation et architecture plus large de gouvernance

L’Article 4 recense des moyens d’atténuation tels que l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’utilisation d’énergies propres, la protection et le renforcement des puits de carbone, le captage, l’utilisation et le stockage du carbone, les solutions de remplacement des substances à fort potentiel de réchauffement planétaire, la compensation carbone et la gestion durable des déchets, ainsi que d’autres technologies et mesures déterminées par les autorités. Il ne s’agit pas d’une liste unique et obligatoire applicable à chaque entreprise. Ces éléments constituent le fondement légal des trajectoires de réduction et des futures instructions sectorielles.

L’Article 7 porte sur les plans d’adaptation au changement climatique, tandis que l’Article 8 couvre les données et les connaissances scientifiques relatives au climat. La loi soutient également la gouvernance au moyen de conseils ou comités d’action climatique, de trajectoires et d’objectifs nationaux, de contributions déterminées au niveau national et de rapports internationaux. Le message pratique est qu’une réponse mature comprend à la fois la gestion des émissions et un examen proportionné des risques climatiques physiques, en particulier lorsque les actifs, les personnes, la logistique, l’eau, le refroidissement, l’exposition côtière ou la continuité des activités sont sensibles.

Mécanismes carbone et Registre national

L’Article 10 prévoit des incitations et des mécanismes de compensation carbone, y compris des mesures pouvant faciliter la compensation, l’échange de quotas d’émission et l’utilisation d’approches fondées sur la tarification du carbone. La Résolution du Cabinet n° (67) de 2024 réglemente séparément le Registre national des crédits carbone et établit ses propres notions, seuils et procédures. Les deux instruments sont liés, mais ne sont pas interchangeables. En particulier, le seuil applicable aux grands émetteurs prévu par la Résolution du Cabinet ne devrait pas être intégré à la définition de Source de l’Article 3 ni utilisé comme seul critère pour déterminer l’applicabilité de l’Article 6.

Contrôle de l’application et sanctions

L’Article 15 prévoit une amende de 50,000 AED à 2,000,000 AED pour une Source qui viole l’Article 6(1), sans préjudice d’une sanction plus sévère prévue par une autre loi. L’Article 16 double la sanction en cas de violation répétée dans les deux ans suivant une condamnation définitive. L’Article 14 prévoit des employés dotés de la qualité d’officier de police judiciaire, et l’Article 17 prévoit des sanctions administratives ainsi qu’un mécanisme de plainte par voie de résolution du Cabinet.

État actuel de la mise en œuvre

Le décret-loi est entré en vigueur le 30 mai 2025. L’Article 18 accordait aux Sources soumises à ses dispositions un délai d’un an pour mettre leur situation en conformité avec la loi et les résolutions d’application, avec la possibilité d’une prorogation par décision du Cabinet sur proposition du Ministre. Le délai par défaut a donc pris fin le 30 mai 2026. Dans les sources officielles examinées pour ce dossier, aucune prorogation fédérale générale n’a été identifiée.

La visibilité publique de la mise en œuvre n’est pas uniforme. Abou Dhabi dispose d’un dispositif MRV opérationnel au niveau des installations, administré par l’Agence de l’environnement d’Abou Dhabi. Ses documents de mars 2026 décrivent un seuil de 25,000 tCO2e, des macro-secteurs couverts, une déclaration annuelle, une échéance au 31 mars assortie d’un délai de grâce indiqué, ainsi qu’une vérification progressive par un tiers. Ces paramètres illustrent la manière dont l’Article 6 peut être mis en œuvre ; ils ne devraient pas être présentés comme la règle fédérale applicable à chaque émirat ou secteur.

Figure 2. Feuille de route de préparation en six étapes pour les organisations confrontées à une incertitude quant à leur désignation et à la mise en œuvre.

Séquence de préparation en dix étapes

Créer une cartographie des entités juridiques et des installations couvrant les activités sur le territoire continental, dans les zones franches et des succursales.

Identifier les activités qui émettent des gaz à effet de serre et documenter l’évaluation préliminaire de la Source.

Identifier les autorités compétentes susceptibles d’être le MOCCAE, les autorités de l’émirat, des zones franches, du secteur et des permis.

Rechercher et conserver les éléments attestant la désignation : résolutions, listes, avis, conditions des permis, instructions des portails et correspondance.

Créer un registre des flux de sources et choisir une méthodologie de calcul provisoire sans la présenter comme approuvée par le régulateur, à moins qu’elle ne le soit.

Recueillir les données d’activité, les facteurs, les hypothèses, les attestations des responsables des données et les pièces justificatives.

Préparer une structure contrôlée d’inventaire des émissions ainsi qu’un registre des exceptions et des lacunes de données.

Recenser les mesures de réduction actuelles et prévues, avec leurs résultats attendus et leurs responsables.

Examiner les risques climatiques et les dépendances liées à l’adaptation de manière proportionnée au modèle économique et au profil des actifs.

Faire approuver l’appréciation de l’applicabilité, l’état de préparation au MRV et le calendrier de mise à jour par les services juridique et financier, les opérations et la direction générale.

En pratique

Exemple hypothétique : un opérateur diversifié des ÉAU

Élément Analyse illustrative
Contexte Un groupe possède un siège dans une zone franche de Dubaï, une installation de fabrication à Abou Dhabi et une succursale logistique à Charjah.
Éléments probants L’installation de fabrication détient un permis environnemental, brûle du gaz naturel et reçoit des communications du portail MRV de l’EAD. Le siège dispose de bureaux loués et de véhicules de l’entreprise ; la succursale exploite un petit entrepôt.
Décision Le groupe considère que toutes les activités émettrices aux ÉAU peuvent potentiellement relever du périmètre de la Source, mais consigne l’installation d’Abou Dhabi comme la seule activité disposant actuellement d’éléments probants spécifiques au dispositif quant à sa désignation. Il applique les instructions de l’EAD à cette installation et tient des dossiers de préparation pour les autres activités.
Limitation Le groupe ne prétend pas que le seuil d’EAD ou la date limite du 31 mars s’applique à Dubaï ou à Sharjah.
Prochaine étape Les responsables juridiques et du développement durable surveillent mensuellement les instruments fédéraux et locaux et documentent toute clarification de l’autorité.

En pratique

Réponse d’entreprise faible ou plus solide

Réponse faible Réponse plus solide
« Nous sommes une PME, donc la loi ne s’applique pas. » Une évaluation documentée des Sources vérifie la personne morale, les activités émettrices, le lieu et toute détermination de l’autorité ; la taille n’est pas utilisée comme seule exemption.
« Nous avons publié un rapport GRI, donc nous sommes en conformité. » Les données communiquées volontairement ne sont réutilisées qu’après comparaison du périmètre, de la méthode, du format, du calendrier, des exigences de vérification et de conservation.
« Le 30 mai 2026 était la date nationale de dépôt pour tout le monde. » L’organisation distingue l’entrée en vigueur, l’ajustement du statut prévu à l’Article 18, la date d’effet de la désignation et la date limite de dépôt propre au régime.
« L’absence de notification signifie l’absence d’action. » L’organisation n’invente pas une obligation, mais elle tient un dossier de préparation, surveille les autorités compétentes et prépare des données traçables.

Erreurs et mythes courants

Erreur : importer le seuil de 0.5 million de tCO2e du registre carbone dans le test relatif aux Sources de la loi climatique. Correction : maintenir séparés les instruments et leurs finalités.

Erreur : considérer qu’une empreinte carbone d’entreprise est automatiquement conforme aux exigences de MRV. Correction : comparer le périmètre, les gaz, les méthodes, les formulaires, la vérification et la date limite de l’autorité compétente.

Erreur : décrire toutes les ambitions de réduction comme des objectifs juridiques. Correction : distinguer les trajectoires nationales, les objectifs fixés par l’autorité, les objectifs d’entreprise approuvés et les aspirations non approuvées.

Mythe : toute entreprise doit déclarer les émissions des Scope 1, 2 et 3 dans le même format. Réalité : le décret-loi délègue les normes détaillées ; les régimes actuels peuvent utiliser des points de régulation et une couverture des émissions différents.

Mythe : la période d’ajustement a suspendu la loi jusqu’au 30 mai 2026. Réalité : la loi était déjà en vigueur ; l’Article 18 prévoyait une période pour aligner le statut sur la loi et les résolutions d’application.

Questions

Questions fréquemment posées

Que requiert la loi climatique des EAU et que devrait faire une entreprise dès maintenant ?

Le décret-loi fédéral n° (11) de 2024 crée un cadre climatique fédéral contraignant dans l’ensemble des EAU, y compris les zones franches. Il s’applique largement aux « Sources » émettrices de gaz à effet de serre, mais les obligations spécifiques de mesure, de déclaration et de vérification prévues à l’Article 6 s’appliquent aux Sources déterminées par le ministère du Changement climatique et de l’Environnement et par l’autorité compétente. Les entreprises devraient donc mener deux actions en parallèle : tenir un dossier contrôlé sur l’applicabilité et la désignation, et mettre en place un système d’émissions prêt pour la MRV, pouvant être rapidement aligné sur les instructions en vigueur de l’autorité.

Quels éléments probants sont requis ?

Recherchez et conservez les éléments probants de la désignation : résolutions, listes, avis, conditions des permis, instructions des portails et correspondance. Créez un registre des flux de sources et choisissez une méthodologie de calcul provisoire sans la présenter comme approuvée par le régulateur, à moins qu’elle ne le soit. Recueillez les données d’activité, les facteurs, les hypothèses, les attestations des responsables des données et les pièces justificatives.

Quelles instructions des autorités modifient la réponse ?

Il attribue les responsabilités au Ministry of Climate Change and Environment (MOCCAE), aux autorités compétentes et à d’autres entités, tout en laissant les détails opérationnels importants — critères de désignation, méthodes, formulaires, cycles de déclaration, modalités de vérification et mesures de réduction — aux résolutions et aux instructions des autorités. Cette architecture fait du contrôle des mises à jour un élément de la conformité.

Sources

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