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29 Oct 2025
Actualités

La Nouvelle-Zélande restreint le périmètre des divulgations liées au climat

Alors que les cadres réglementaires évoluent à l’échelle mondiale, la Nouvelle-Zélande s’engage à recalibrer ses obligations de reporting liées au climat. Les récentes annonces politiques signalent un rééquilibrage entre la portée réglementaire et la proportionnalité, en particulier pour les entités cotées de plus petite taille et les gestionnaires d’investissement.


New Zealand

Le Gouvernement de la Nouvelle-Zélande a annoncé des modifications importantes au régime des divulgations liées au climat (CRD) ainsi que des réformes des marchés financiers visant à recalibrer l’équilibre entre transparence et coût pour les émetteurs cotés.

Révision des seuils pour les émetteurs cotés

Sous le régime précédent, les émetteurs d’actions cotées avec une capitalisation boursière d’au moins 60 millions de dollars et les émetteurs d’obligations avec une valeur nominale totale d’au moins 60 millions de dollars étaient soumis à l’obligation de reporting climatique. La politique révisée porte ce seuil à 1 milliard de dollars tant pour les émetteurs d’actions que de dette. En termes pratiques, la population des entités soumises au reporting climatique (CRE) devrait diminuer d’environ 164 à 76, avec 66 sociétés cotées et 22 gestionnaires de régimes d’investissement gérés (MIS) sortant du régime.

Ajustements de conception en matière de responsabilité et de périmètre

En plus de la hausse des seuils, le Gouvernement ajustera les paramètres de responsabilité des administrateurs et des sociétés afin de réduire le « risque et coût inutiles » tout en préservant une divulgation robuste. Le régime de reporting climatique exclura également les gestionnaires de MIS du périmètre, reflétant les retours des parties prenantes indiquant que ces divulgations n’influençaient pas significativement les décisions d’investissement.

Mesure de suspension provisoire de l’application réglementaire

En reconnaissance du décalage législatif entre l’annonce et la mise en œuvre, la Financial Markets Authority (FMA) a adopté une approche de « non-intervention » pour les CRE concernés à compter du 1er novembre 2025. Pour la période de reporting 2025/2026, les entités s’attendant à être dispensées de reporting obligatoire doivent noter que la FMA n’envisage pas d’action d’application selon la Partie 7A du Financial Markets Conduct Act 2013 (FMC Act) si elles ne déposent pas leurs déclarations climatiques. Cette dispense ne s’applique pas aux entités dont la date de clôture est le 30 juin 2025, leurs préparations étant déjà bien avancées au moment de la décision gouvernementale.

Réformes additionnelles relatives aux divulgations sur les marchés financiers

Parallèlement aux changements liés au reporting climatique, le Gouvernement a également introduit des réformes visant à réduire les coûts d’introduction en bourse et à améliorer la transparence autour de l’investissement en actifs privés. Depuis juin 2025, les offres publiques initiales ne sont plus tenues de fournir des informations financières prospectives (PFI), abaissant ainsi les barrières à la cotation. De plus, à partir de mars 2027, les gestionnaires de fonds devront divulguer si les actifs sont investis en Nouvelle-Zélande ou à l’étranger, et classifier les actifs (par exemple, dette, infrastructure, actions non cotées).

Implications pour les entités soumises au reporting et les investisseurs

Du point de vue d'un entité déclarante, les entreprises et les gestionnaires de systèmes d'information de gestion (MIS) qui ne dépassent plus le nouveau seuil sortiront du régime obligatoire de la CRD, réduisant ainsi la charge et le coût de conformité. Parallèlement, les entités plus importantes restent soumises à l'obligation de divulgation, ce qui préserve la matérialité des informations relatives aux risques climatiques. Du point de vue des investisseurs, une divulgation plus claire des allocations d'actifs privés améliore la transparence dans l'ensemble de l'écosystème d'investissement.

Conclusion

En résumé, la réinitialisation réglementaire de la Nouvelle-Zélande ajuste la portée et les coûts des rapports obligatoires sur le climat tout en maintenant la robustesse des divulgations pour les grands émetteurs. Les changements reflètent les retours des acteurs du marché sur la rentabilité et l'attractivité des inscriptions, et offrent un allègement réglementaire provisoire pendant que les modifications législatives prennent forme.

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