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23 Jan 2026
Actualités

La BCE fait progresser l'intégration du climat et de la nature après l'achèvement du plan 2024-2025

Le changement climatique et la dégradation de la nature continuent de prendre de l'importance pour les banques centrales en tant que facteurs influençant les conditions économiques et les risques financiers. Dans ce contexte, la Banque centrale européenne a progressivement intégré les considérations liées au climat et à la nature dans son cadre politique et ses activités de supervision.


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Le 16 janvier 2026, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé avoir achevé la mise en œuvre de son Plan climat et nature 2024-2025 et exposé la manière dont les changements climatiques et la dégradation de la nature continueront d’être pris en compte dans le cadre de son mandat. Cette annonce confirme que les considérations relatives au climat et à la nature ont été intégrées dans les activités régulières de la BCE plutôt que traitées comme des initiatives isolées.

La BCE a réitéré que le changement climatique et la dégradation de la nature affectent l'économie et le système financier et ont donc des implications pour la stabilité des prix et les risques financiers. En conséquence, ces facteurs sont désormais systématiquement reflétés dans le travail analytique, la mise en œuvre des politiques et les opérations internes de la BCE.

Réalisation du Plan climat et nature 2024-2025

Le Plan climat et nature 2024-2025, publié en janvier 2024, a établi un cadre pour étendre les actions existantes liées au climat et explorer trois axes prioritaires sur la période de deux ans. Selon la BCE, le plan a été réalisé comme prévu. Les risques liés au climat et à la nature ont été intégrés dans l'analyse macroéconomique, les considérations de politique monétaire, la supervision bancaire et les évaluations de la stabilité financière.

La BCE a également confirmé que les éléments liés au climat ont été incorporés dans son cadre de collatéraux et la gestion de son bilan. Parallèlement, des travaux ont continué pour améliorer les données climatiques, développer des outils d’analyse et réduire l’empreinte environnementale des opérations propres à la BCE et de ses portefeuilles hors politique monétaire.

Axes prioritaires guidant le travail de la BCE

Le plan achevé était structuré autour de trois axes prioritaires qui restent pertinents pour le travail en cours de la BCE. Le premier axe concerne la gestion de la transition vers une économie verte. Cela inclut l'analyse de la progression de la transition, l’évaluation des risques économiques et financiers associés et la compréhension des flux d’investissements nécessaires à la transformation.

Le deuxième axe porte sur l'impact physique croissant du changement climatique. La BCE a cherché à améliorer sa compréhension de la manière dont les événements météorologiques extrêmes et les besoins d’adaptation climatique affectent les variables macroéconomiques et le système financier.

Le troisième axe est lié à l’avancement des travaux sur les risques liés à la nature. La BCE reconnaît que la perte et la dégradation de la nature sont étroitement liées au changement climatique et peuvent entraîner des risques financiers. Une analyse plus approfondie a donc été menée afin d’évaluer plus précisément les implications de la perte de biodiversité et de la dégradation des écosystèmes pour la politique monétaire et la stabilité financière.

Implications pour les banques et la supervision

Dans son annonce de janvier 2026, la BCE a confirmé que ses travaux futurs incluront une attention accrue à la manière dont les banques gèrent les risques liés au climat et à l'environnement. Cela comprend une surveillance renforcée des plans de transition prudentielle des banques et une évaluation approfondie des risques climatiques physiques dans le cadre du dispositif prudentiel.

Les risques climatiques et environnementaux restent une priorité de supervision, reflétant la position de la BCE selon laquelle ces risques peuvent affecter la résilience des banques et la stabilité du système financier. La BCE a indiqué qu'elle continuerait d'intégrer ces risques dans les cadres prudentiels tout en soutenant l'amélioration des informations relatives au climat.

Perspectives

La BCE a souligné que ses travaux sur le climat et la nature continueront d’évoluer en ligne avec son mandat. Après avoir intégré les considérations liées au climat et à la nature dans ses processus clés, la BCE s’appuiera sur les bases analytiques établies dans le cadre du plan 2024-2025.

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